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Comment utiliser ce site
Tout est dans le menu ci-dessus, qui se développe au fur et à mesure que vous y entrez. Voyez aussi la case de recherche qui le précède!Le contenu de cette première page est renouvelé assez souvent; mais d'autres nouveautés n'apparaîtront qu'en pages intérieures.
La plupart des articles comportent à la fin un lien "Blog", qui indique l'endroit du blog où l'on peut engager la discussion à son sujet.
Le blog vous permettra aussi de vous tenir au courant de l'ensemble des nouveautés du site.
La présentation choisie pour ce site résulte d'une certaine insatisfaction des contraintes du format "blog", et du plaisir de pouvoir ajouter à volonté de petits rectangles de texte.
C'est la méthode utilisée par exemple par des plate-formes comme "Netvibes" ou "Webwag".
Chacun de mes blogs couvrait un champ assez délimité, ce qui ne permettait pas toujours de trouver un endroit approprié pour écrire une réflexion; en outre certains textes sont à cheval sur plusieurs sujets, ce qui sur ce nouveau site ne pose plus de problème. Enfin le style des billets d'un blog est nécessairement assez ramassé; ici des textes de styles divers peuvent coexister.
Et je peux modifier la classification à volonté.
Ce que je veux dire
en disant que je crois
A lire certains athées, on a le sentiment que pour eux le croyant est quelqu'un qui a créé en lui un petit recoin auquel il s'attache et qu'il ne faut surtout pas remettre en cause. Voir la suite du texte.
MINI-BLOG
Ce "mini-blog" complète le blog, et comporte des textes "au fil de la plume".
Il est possible de commenter sur le blog; les nouveautés seront, comme les mini - nouveautés jusqu'à présent, mentionnées en colonne de droite du blog et diffusées par Twitter.
09.09.10
Prier avec l'Eglise, être avec l'Eglise
Je reprends le sujet que j'évoquais dans le billet "Relation avec l'Eglise? Ou relation avec Dieu et les hommes?".
Il peut arriver que l'on chante à l'Eglise des chants que je n'apprécie pas, voire qui contiennent des erreurs théologiques évidentes (le "qui souris et pardonne" du "Chez nous soyez reine"...). A une amie qui s'étonnait que je l'aie chanté, j'ai simplement répondu que je priais avec l'Eglise.
Si mon Eglise chante ce chant, je chante avec elle... Bon, je ne dis pas que je le fais toujours, mais je ne joue pas systématiquement la dissidence dans un moment pareil.
Prier avec l'Eglise, mais aussi être avec l'Eglise: aimer les membres de mon Eglise, quels que soient leurs défauts.
Aller aux réunions, pour que l'Eglise soit: que le corps se forme - ou ne se dissolve pas; même si la réunion de responsables, dont je fais partie, est visiblement inutile...
Construire l'Eglise en étant avec l'Eglise; en aimant, serait-ce par une présence discrète et amicale.
01.09.10
Les gens difficiles
On est soi-même toujours quelqu'un de difficile - ou de détesté - aux yeux de quelqu'un d'autre; même si parfois on ne l'apprend que des années après.
Cela dit, vivre avec des gens difficiles demande beaucoup de foi et d'amour.
Le livre "Puissance de la louange" de Merlin Carothers montre combien une attitude humble de foi et de louange peut aider - (dans mon dossier téléchargeable voir notamment à partir de la page 14).
Ces jours-ci, quand je me lève, je demande au Seigneur que ma journée soit l'occasion de progrès dans son amour: que ce soir j'aie progressé dans l'amour!
Et il m'est venu à l'idée d'appliquer cette demande aussi aux rencontres avec des gens difficiles: si je sais que demain j'aurai à rencontrer quelqu'un dont le comportement me choque, ou avec qui les discussions sont exténuantes, je demande dès ce matin au Seigneur qu'après la rencontre avec cette personne j'aie progressé dans son amour, et non agi surtout selon mes sentiments.
28.08.10
Révélation, et élaboration
Spinoza voit semble-t-il dans la notion de révélation un ferment de discorde et de violence.
Il peut être intéressant dans cette perspective de voir dans le judéo-christianisme, et aussi dans la personne du Christ, la rencontre entre un courant ascendant et un courant descendant. L'homme imagine Dieu, précise son idée; Dieu vient à la rencontre de cette idée, que l'homme précise peu à peu, etc.
La révélation n'est plus alors violence (et/ou violence faite à l'homme); elle est dialogue, rencontre. L'homme "crée" Dieu en même temps que Dieu crée l'homme en l'aidant à grandir.
Dans le cas du Christ, cela correspond bien sûr à sa "double nature", selon l'expression théologique usuelle; mais aussi peut-être à un double mouvement en lui, où le Père se révèle progressivement à lui, et lui révèle sa nature de Fils, au fur et à mesure que lui-même dans le progrès de son itinéraire humain conçoit et comprend qui il est.
28.08.10
Demandons à changer!
Ce matin, messe chez les dominicaines. Fête de Saint Augustin avec des textes propres: prière de Salomon, et prière sacerdotale de Jésus.
Le prêtre nous parle de la prière et fait remarquer que Salomon - et Jésus! - demandent d'abord des choses pour eux-mêmes. Mais pas n'importe quoi.
La prière de Salomon est exaucée; ce qu'il a demandé pour lui même ("un coeur qui écoute"), c'est au service de sa vocation, au service des autres.
Nous aussi, ajoute-t-il, ne demandons pas que le voisin - que nous jugeons insupportable ou pécheur - change.
Demandons ce qui nous change nous-même, au service de l'amour.
Et nous serons exaucés.
12.08.10
Relation avec l'Eglise? Ou relation avec Dieu et les hommes?
Je lis parfois des textes, sur des sites que l'on pourrait qualifier de contestataires ou de progressistes (p.ex. Jonas, Garrigues et Sentiers, etc., ou l'inévitable Golias) sur le fait de "quitter ou non l'église" parce qu'elle est trop ceci ou pas assez cela.
Et cela me désole.
C'est avec Dieu que je me relie, par la foi et la vie spirituelle; un dieu d'amour, qui me dit d'aimer. Et donc je me veux relié à mes frères et soeurs en humanité; et notamment avec tous mes frères chrétiens, qu'ils soient trop ceci ou pas assez cela: qu'ils soient traditionalistes ou très "ouverts"; qu'ils soient catholiques, orthodoxes, évangéliques.
Quitter la famille des chrétiens n'aurait pour moi aucun sens, car elle est le lieu privilégié où j'entretiens ma foi. Et, au sein de cette famille très vaste des chrétiens, c'est bien dans ma famille locale - les chrétiens de mon quartier - qu'il me paraît normal de vivre ma foi: malgré les défauts éventuels des uns et des autres.
Le Pape et le Vatican me semblent "faire des erreurs"? La liturgie - et la théologie- me paraissent scandaleusement loin de ce qui serait souhaitable? La belle affaire! Ce que Dieu me demande, c'est d'aimer, pas de quitter mes frères. D'être au milieu d'eux comme Jésus nous a demandé d'être: "comme celui qui sert".
J'ai confiance en Dieu. C'est sa parole que j'essaie de suivre. Au milieu de ceux qui me sont donnés comme frères et soeurs, même si leur point de vue et leur action sont parfois très différents des miens.
Pour prendre un exemple, si ma grand-mère (née au 19° siècle) vivait encore aujourd'hui, elle aurait peut-être encore la forme de foi et de spiritualité que je lui ai connues, proches de celles du curé d'Ars; et je l'aimerais, comme je l'ai aimée.
L'amour doit rester premier, éclairé par l'Esprit.
09.08.10
Jésus, présence de Dieu
Je lisais tout à l'heure à propos d'Edith Stein (dont c'est la fête aujourd'hui) que sa mère, juive pratiquante, disait à sa fille: "Ton Jésus a été un homme bon. Mais pourquoi s'est-il fait Dieu?"
Cela m'a fait prendre conscience que pour beaucoup de juifs sans doute, comme pour les musulmans, l'idée qu'un homme puisse "être Dieu" est absolument inadmissible.
C'est, les chrétiens le savent, qu'il y a malentendu: Jésus n'est pas "le Père", "le tout".
Alors qui est-il? Et est-ce vraiment inadmissible pour un juif?
Jésus est "ce qu'il nous est possible de voir de Dieu quand Il se montre à nous sous la forme d'un homme". Et en même temps il nous révèle que l'homme est appelé à monter vers une divinisation, et que l'amour peut nous transformer, sans limites.
J'écrivais à propos de Jésus il y a quelques années:
"Qu'est-ce qu'un homme, quand il est complètement habité par l'amour? La réponse me paraît simple: c'est quelqu'un qui fait éclater les limites de la condition humaine".
Les juifs pourraient être ouverts à cette perspective: la Genèse ne dit-elle pas que Dieu a créé l'homme "à son image" (Gn 1,27) ? Un psaume ne dit-il pas "Vous êtes des dieux" (cf. Jn 10,34)? Et le Seigneur ne s'est-il pas montré à Abraham et à Moïse?
Pour Jésus comme pour un autre homme, il s'agit de percevoir peu à peu ce qu'il est réellement, au-delà de ce qui apparaît.
Ouverture à l'invisible, pourtant si proche...
Ouverture du coeur, qui nous fait découvrir que Jésus est bien ce qu'il dit. Qu'il est vérité, vie, amour.
04.06.10
"L'Esprit de Jésus les en empêcha" (Actes 16)
Mon imprimante est tombée en panne hier après-midi, au moment où je voulais imprimer un texte pour un ami prêtre qui part au Brésil; je le voyais hier soir. Le matin elle marchait encore.
J'y ai vu un signe du Seigneur, qui pensait sans doute que donner ce texte à mon ami n'était pas approprié.
Et, devinez quoi? Alors que j'ai contacté hier le Service après vente (pour un échange gratuit) et qu'ils doivent m'envoyer un transporteur, ... ce matin l'imprimante remarche!
J'y vois vraiment un signe très fort; d'autant que c'est avec des amis charismatiques que nous dinions hier.
Isaïe dit (je paraphrase, mais allez voir le vrai texte, qui n'est pas mal non plus):
"Je crée les pannes et je les répare; c'est moi, le Seigneur, qui fais tout cela" (d'après Is 45,7).
"A vous d'en juger, car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu" (Actes 4,20).
10.04.10
Foi et amour
Dans la ligne de mon récent exposé sur le salut, je me dis qu'au fond, foi et amour sont très proches l'un de l'autre si on les énonce comme suit:
La foi, c'est d'accepter d'entrer en relation avec Dieu. L'amour, c'est d'accepter d'être en relation vraie avec les autres...
2.04.10
Prier, c'est être
Une de mes façons de prier, ces temps-ci, consiste d'abord à fermer les yeux. Et à constater que de temps en temps je les rouvre, notamment parce que j'ai entendu un bruit, ou parce que ma curiosité m'attire vers un objet extérieur; ou tout simplement parce que mon esprit a vagabondé et que j'ai oublié mon intention de rester les yeux fermés.
L'étape suivante, c'est d'accepter, sans m'en préoccuper, que mon esprit se tourne tantôt vers mon corps, avec ses douleurs et ses sensations, et tantôt vers Dieu. Après tout, nous sommes entièrement créés par Dieu, et appelés à être entièrement "en Dieu". Il est donc naturel que nous allions vers lui tels que nous sommes; et que l'état de notre corps fasse partie de notre souci.
Cela conduit à accepter d'être, tel qu'on est, en relation avec Dieu. Sans projet particulier autre que d'être! C'est en ce sens que je dis dans le titre de ce billet que "prier, c'est être".
Ensuite bien sûr la prière réelle se formule en moi de temps en temps. Et je ramène éventuellement à elle mon esprit qui s'égare.
17.01.10
"Pété un câble?"
Une amie astronome me parlait d'un de ses collègues. Il est convaincu me disait-elle que des extra-terrestres sont présents autour de la terre, mais ont choisi de ne pas se manifester. Elle concluait: "A mon avis il a pété un câble". Penser cela lui paraissait complètement farfelu, sans aucun rapport avec une attitude scientifique normale.
Je m'en suis souvenu en relisant ce que j'ai écrit, "avec mes mots à moi", dans le texte Vous croyez en Dieu, avec le monde tel qu'il est?: j'y parle de "l'immense bonheur de vivre avec Jésus dès à présent".
Outre qu'il s'agit là d'une formulation très approximative (je ne "vis pas" vraiment avec Jésus), il me semble à la réflexion que cela fait partie des expressions strictement dénuées de sens pour beaucoup de non croyants.
J'envisage de développer d'ici quelque temps une réflexion sur les façons de parler et d'être que les chrétiens devraient adopter pour être vraiment en dialogue avec les autres hommes. Je suis loin du compte - comme tous les autres chrétiens j'en ai peur!
03.01.10
Puissance de la louange, dans "La Bonne Nouvelle"
La revue "La Bonne Nouvelle" (http://www.labonnenouvelle.fr/) publie un numéro largement consacré à la puissance de la louange selon Merlin Carothers. Les pages 8 et 9 de ce numéro reprennent, avec mon accord, l'essentiel de mes "réflexions personnelles sur la louange" sur le site "Choisis d'aimer".
29.12.09
Parler peu, dire du bien
Homme au milieu des hommes, j'essaie peu à peu d'appliquer plusieurs règles que j'ai recueillies.
Les deux plus simples à énoncer, même si elles sont difficiles à mettre en pratique, sont les suivantes:
- "Là où les gens sont nombreux, parler peu" (Thérèse d'Avila); et
- "Dites du bien, vous ferez du bien".
Cette deuxième proposition rejoint d'ailleurs ce que l'on appelle les "trois filtres de Socrate": ce que l'on veut dire est-il vrai, est-il bienveillant, est-il utile?.
Plus généralement, j'essaie de prendre conscience, le plus souvent possible, que ce soit dans un magasin ou en réunion, de l'ensemble des gens qui sont présents autour de moi, et de les penser comme un groupe dans lequel j'essaie de vivre avec amour, comme un disciple.
En liaison aussi avec la dimension verticale de la prière: en lien avec l'Esprit qui est présent et qui nous guide.
25.12.09
"Bénissez, ne maudissez pas!"
J'aime beaucoup un texte de que Pietro de Paoli vient d'écrire sur sa page Facebook (accessible à tous ceux qui ont un compte Facebook). En voici quelques extraits:
"Les évêques de France invitent à fêter Noël autrement, permettez que je nous suggère de regarder Noël autrement.
"Autrement, c’est-à-dire sans nous draper dans une austère condescendance pour toiser la vaine agitation, la fièvre acheteuse, la consommation outrancière de nos contemporains, en un mot, le matérialisme exacerbé.
"Changeons de lunettes, et regardons de près, de très près, non plus la fourmilière humaine, mais chaque être humain, cette femme, cet homme, cette famille.
"Que voyons-nous ?
"Quels incroyables efforts déployés par Patricia, pour rassembler la famille, quelle organisation pour héberger les parents venus de loin, pour aller chercher la tante Alice à la gare, pour que la maison soit belle, accueillante !"
Etc.. !
Voilà une façon d'être chrétien que j'aime! De regarder ce qui est avec amour, et de s'associer à tout ce que l'on voit de la peine des hommes, de leurs actions fraternelles!
Chapeau !
AIMER, ...
- C'est tenir compte des autres
- C'est regarder ce qui est positif,
"les lignes qui montent" (Teilhard)
et lectures
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9.09.10 -
Chez McLaren, je note aussi son extraordinaire bienveillance et ouverture vis à vis de ceux qui ne pensent pas comme lui. Je l'avais déjà constaté quand je l'ai rencontré, et le constate tous les jours dans son blog, mais c'est aussi visible bien-sûr dans ses livres: et à nouveau dans "The story..".
A propos de quelqu'un qui raisonne en "either or" (la Bible dit littéralement vrai, elle est parole de Dieu, ou alors vous n'êtes pas chrétien), il répond tout en douceur: "Il n'est pas facile de garder sa foi dans le monde actuel, il y a toutes sortes d'attaques; donc ils s'accrochent à la foi dans une attitude défensive; et si quelqu'un comme moi arrive et semble vouloir assouplir les choses, ils ont l'impression que je capitule, que je suis un traitre." "Ce que je dis remet en cause leurs certitudes; mais leur foi est solide et sincère".
9.09.10 - Dans une note précédente j'ai déjà évoqué le livre de McLaren que je suis en train de lire, "The story we find ourselves in".
Le chapitre 7 proposait une analyse intéressante des deux récits de la création, et des réflexions - qui méritent discussion - sur le péché.
La fin du chapitre 12 et le début du chapitre 13 analysent cette fois la vocation d'Abraham (Genèse 12), avec les répétitions de mots, et surtout l'idée qu'il s'agit pour Abraham et ses descendants d'être une "bénédiction pour les autres"; il ne s'agit pas de conquérir les ^peuples voisins et de créer un empire; et cette mission, d'être une bénédiction pour les autres peuples ("blessed-to-be-a-blessing"), n'exclut pas les épreuves. Suit une réflexion sur l'attitude prêtée à Dieu par le récit: "je maudirai" les peuples qui te maudiront... Pas la moindre idée de "malédiction éternelle" ici, mais peut-être simplement: "je ne favoriserai pas", ou "je m'opposerai".
7.09.10 - Dans le livre "Une nouvelle chance pour l'évangile" (voir Une pastorale de l'engendrement), je découvre la contribution brève et fine de Sophie Tremblay "Le dialogue pastoral revisité" (à propos des demandes de baptême etc.), avec notamment des réflexions sur les divers types de dialogue ("dialectique" ou "dialogal"), et sur la nécessité d'apprendre la "grammaire religieuse" des demandeurs pour y découvrir le cheminement de la grâce, dans une attention au mystère de l'autre.
Une double référence à Wittgenstein n'a pu que me faire plaisir.
7.09.10 - "Des gens que l'église compte pour rien" (1 Corinthiens 6,4), ou "qu'elle méprise" (TOB) !
On nous lit cela bien tranquillement à la messe aujourd'hui. Hier ce n'était pas mieux: "Livrez le au pouvoir de Satan, et son être de chair sera détruit"...
J'insiste, dans "Approches", sur le fait que le nouveau testament, comme l'ancien, est daté. Quand cela concerne des aspects secondaires de la théologie, c'est ennuyeux mais pas dramatique. Ici on entre dans l'inadmissible - du point de vue de notre époque.
Certaines adaptations l'ont compris et modifient ce genre de passages, qui n'ont plus de sens et peuvent scandaliser. C'est l'esprit qu'il faut transmettre et non la lettre.
Dans le premier cas, certains expliqueront doctement que Paul fait peut-être de l'humour: la traduction doit alors le mettre en évidence. Dans le deuxième cas (1 Co 5,5 - "livrer à Satan"), la vérité est que personne ne comprend ce que Paul avait en tête (j'ai consulté plus de 15 ouvrages; TOB et Osty se contredisent)... Et on le lit au paroissiens comme "Parole du Seigneur" !
Pourquoi et comment son "être de chair" sera-t-il détruit? Il faut proposer une hypothèse sur ce que Paul veut dire, et ensuite le traduire en théologie d'aujourd'hui - c'est à dire dans une approche où l'amour est la clef !
6.09.10 - "L'histoire dans laquelle nous nous trouvons" (McLaren "The story we find ourselves in" chapitre 7) "est, comme le montre la Genèse, une histoire d'émergence à partir du chaos... On pourrait presque dire une histoire d'évolution".
Et avec le salut, c'est une nouvelle création qui commence, "Dieu mettant de la vie et de l'ordre dans notre désordre".
6.09.10 - Une très bonne question, par un lecteur de McLaren: "Est-ce que Dieu intervient, ou pas?" (anglais)
6.09.10 - Le rôle d'un parti politique n'est pas de produire des idées... Authueil
5.09.10 - Le livre "La philosophie pour les nuls" présente, dans son chapitre 4 ("N'oublions pas Jérusalem!") une réflexion intéressante sur la pensée hébraïque ancienne: philosophie sans en porter le nom, complémentaire de la pensée grecque et bien différente.
3.09.10 - Bon article sur le centre islamique de "Ground Zero" dans ce blog.
Pour savoir ce qui est nouveau
dans ce site
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Je suis d'abord un homme (je n'ai pas une notion de la "certitude" différente de celle qui est reconnue par l'ensemble des hommes, et je pense le message de la révélation comme s'adressant à tous les hommes tels qu'ils sont), ensuite un chrétien; et enfin un catholique. C'est ma façon d'être catholique 'en vérité', c'est à dire avec la plus grande honnêteté possible par rapport à l'ensemble des hommes.
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Accueil des nouveaux et vie paroissiale
Lorsqu'une personne nouvelle arrive dans une paroisse, le réflexe des responsables est souvent de se demander: "Pour lequel des services de la paroisse cette personne pourrait-elle nous aider?"
C'est me semble-t-il prendre le problème à l'envers! Les réflexions d'Henri Bacher sur son site Logoscom sont de ce point de vue très instructives. Il ne s'agit pas d'obtenir que la personne nouvelle suive le troupeau, mais de découvrir les idées nouvelles qu'elle porte en elle, ses désirs, ses suggestions pour les activités de la paroisse.
Partir "d'en bas", au lieu de partir d'en haut: aller trouver cette personne et faire sa connaissance, et peu à peu lui demander comment elle perçoit la communauté, quelles actions ou attitudes lui paraîtraient appropriées, etc. Et attention! Il ne s'agit pas de lui mettre le grappin dessus: elle doit pouvoir faire des propositions même si elle n'a nul désir de s'y impliquer personnellement.
Etablir un vrai dialogue entre chrétiens libres! Ne pas penser que la vérité vient d'en haut...
novembre 2008 -
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Spiritualité
Hier soir, groupe de prière.
Au delà des personnes présentes, une cinquantaine, dont beaucoup que je connais et apprécie, mon esprit s'est tourné - et c'est l'objet de ce billet - vers deux autres catégories de personnes:
- Mes amis non-croyants, dont je me demande toujours comment ils réagiraient devant une telle assemblée charismatique qui gesticule; et comment, surtout, je pourrais leur "rendre compte de l'espérance qui est en moi" (1 Pierre 3,15); leur expliquer ces gestes, ces danses. Cela peut se poser aussi pour des chrétiens qui participent pour la première fois, sans être prévenus...
- Et d'autre part ma pensée s'est portée vers l'au-delà, vers tous ceux que j'aime et qui ne sont plus de ce monde: non pas vers eux individuellement, mais comme un groupe, face à qui peut-être je me retrouverai après ma mort; et qui assisteront en quelque sorte à mon "jugement".
Il y a le groupe, en somme, de ceux qui sont là devant moi; le groupe de ceux que je connais, chrétiens ou non et qui ne sont pas là; et enfin le groupe de ceux que j'ai connus, et qui peut-être sont là aussi, invisiblement. Face à ces derniers, après la mort, rien ne pourra être caché.
C'est comme à une superposition d'images que j'ai procédé: ceux qui sont là, ceux qui sont ailleurs, et ceux qui seront là.
Mon esprit, dans la paix, accepte en vérité la relation avec les uns comme avec les autres.
17 septembre 2008
P.S. le 1.11.08: Je retrouve dans la 1° lettre aux Corinthiens (14,23) cette phrase:
"Si (..) l'Eglise est (..) rassemblée et que tous parlent en langues, les simples auditeurs ou les non-croyants qui entreront ne vous croiront-ils pas fous?"
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Si votre Mac plante...
Eh oui, cela peut arriver, surtout si comme moi vous essayez de nombreux programmes et accessoires!
Deux ou trois trucs à connaître (Mac OS X bien sûr), qui ne sont pas toujours indiqués clairement:
- Si une application est bloquée (la "petite roue" qui tourne) tandis que le reste du Mac fonctionne encore:
Appuyez simultanément sur Commande, Alt et Escape: vous verez apparaître un menu qui permet de forcer l'application fautive à quitter. Il suffira ensuite de la relancer.
- Si la démarche ci-dessus ne donne rien, alors il faut arrêter complètement le Mac. Appuyez longuement sur le bouton d'alimentation, et le Mac finira par s'éteindre! Vous le redémarrerez ensuite.
Cela ne vous arrivera peut-être jamais, mais c'est à noter sur un petit carnet!
Autre chose: si le Mac ne démarre pas et affiche un point d'interrogation, recommencer en maintenant enfoncée la touche "alt"; vous serez alors invité à choisir un dossier système adéquat (s'il y en a un sur la machine, bien sûr; sinon il faudra je pense réinstaller le système).
16.09.08 -
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MINI-BLOG (anciens posts)
6.12.09
"Ma boussole, c'est le royaume"
Il m'arrive d'expliquer que, sur notre chemin, Jésus est à la fois notre boussole et notre bâton: notre boussole parce qu'il nous indique la direction; notre bâton, parce que nous pouvons nous appuyer sur lui, par sa parole et ses sacrements.
Cela dit, de plus en plus pour moi, c'est la vision du royaume qui me sert de référence. Le royaume, le salut, tel que je l'ai déjà exposé par exemple ici ("neurones intelligents") et là (royaume "des cieux"?), c'est le développement d'une trame d'amour entre tous les hommes, dès ici et maintenant.
Au sein de ma paroisse, comme au sein d'autres groupes auxquels je suis amené à participer, c'est bien cette vision du royaume, en train de commencer et de se chercher ici et maintenant, qui me sert de repère: l'Eglise, telle qu'elle est, avec toutes les bonnes volontés parfois maladroites qui la composent, avec les convictions diverses de ses participants, parfois en conflit entre eux, avec les faiblesses de chacun, je la vois comme une ébauche en cours de la relation générale d'amour voulue par Dieu.
Le royaume n'est pas quelque chose qu'on imagine. Il est là, sous nos yeux, si nous savons regarder avec amour.
Et c'est cette "vision" du royaume, cette direction dans laquelle regarder, qui est souvent ma boussole, chaque fois que je suis au milieu d'un groupe de chrétiens; disciple parmi les disciples, dans l'amour.
23.11.09
Sur la liberté (brève réflexion)
Les philosophes discutent de savoir si l'homme est libre (voir aussi le résumé que j'ai fait d'un livre de F.Gonseth).
Il me semble qu'une façon d'approcher le problème est de penser que plus on voit les choses de haut, plus on est libre: on perçoit mieux les différents éléments, les possibilités, les conséquences. Cela rejoint d'ailleurs mes idées - encore mal exprimées par écrit - sur tout ce qui est "niveaux meta".
Donc l'homme - surtout en Occident - a acquis des possibilités de liberté croissantes; ce qui n'empêche pas certains d'être esclaves de leurs passions.
Et c'est là aussi que Dieu intervient: "la vérité vous rendra libres". Entrer dans l'amour de Dieu, se "libérer" peu à peu des attachements ou enfermements divers que l'on a, c'est entrer dans une liberté toujours plus grande.
18.11.09
"Zut, un péché sur ma veste!"
Depuis quelque temps je ne travaillais plus sur mes textes de type "Approches", essayant plutôt de vivre d'abord mon christianisme jour après jour.
Mais parfois il y a quand même des homélies ou autres interventions de prêtres qui me font bondir.
"Pourquoi cette agressivité en nous?" disait le prêtre tout à l'heure. "Parce que l'homme a dit 'oui' au péché". Et il ajoute peu après: "Il faut la prière de l'Eglise pour que la personne soit libérée de ce péché" ...
Serai-je un jour capable de discuter calmement avec des personnes qui tiennent des raisonnements pareils? Cela me met "hors de moi"!
Car je vois dans ce genre de présentation du péché au moins deux ou trois problèmes graves. Le premier, double, est d'une part de considérer que l'agressivité est un péché, et d'autre part que le péché de l'homme, sur terre, est une "faute" due à une attitude incorrecte devant Dieu. Le péché - sauf sans doute cas très particuliers - tient à notre imperfection, et pas à un vilain "oui" que l'on aurait dit à Satan.
Le deuxième est de voir dans le péché comme une "tache" qu'il est possible d'enlever avec le bon détachant (Jésus): alors qu'il est la trame même de notre pauvre existence, basée sur des envies, des désirs, des choix "égoïstes". L'absence de péché, c'est l'amour total. Plus on progresse dans l'amour, et plus on se voit pécheur à chaque instant et d'une multitude de façons.
Et le troisième problème, peut-être le plus grave, est de sembler vouloir exorciser publiquement quelqu'un qui reconnaît avoir de l'agressivité, pour "libérer" la personne. Alors là je dis: danger! Danger psychologique: mettre dans la tête des gens des attitudes de volontarisme et de refus de soi-même qui peuvent conduire à des catastrophes; et danger social, de type sectaire.
Je n'imagine pas le brave Pape Jean XXIII, un de mes modèles, s'exprimer ainsi.
26.10.09
Foi juive, foi de Marie
Je viens d'écrire sur le blog un commentaire sur le nouveau Théo, et notamment, en post scriptum, sur l'insuffisance, à mon sens, de l'importance donnée dans ce livre à la foi et à la révélation du premier testament. Peut-être cela s'articule-t-il autour de détails. Par exemple, à la page 173, le paragraphe sur la foi des anciens juifs est appelé "La foi juive". Rien de choquant à cela, mais toute la lecture et la réflexion que j'ai sur la Bible depuis longtemps m'amène tellement à voir dans le premier testament (et non "l'ancien" comme dit le Théo) la montée progressive de la révélation du Dieu unique, que tout ce qui sépare trop me gêne.
Car Marie, en particulier, et les auteurs des évangiles aussi, étaient complètement baignés dans cette histoire sainte que leur peuple vivait. Quand j'en parle, j'en parle comme de notre histoire, à nous les croyants au Dieu des parents de Marie, peuple dont les juifs font partie, hier comme aujourd'hui.
Marie, avant l'annonciation, était-elle plus loin de Dieu que nous? Pour moi, comme je l'ai écrit à diverses reprises, elle est la plus belle fleur d'Israël: mais c'est parce que tout un terreau de croyants au Dieu tout autre avait préparé sa venue, croyants dont les écrits continuent à illuminer notre prière de chrétiens.
26.10.09
Jésus aimait Judas
Commençant à mieux comprendre ce que c'est que "être disciple", je repense à Judas, surtout à la lumière du "Testament" de Christian de Chergé qui appelle son assassin son frère, et fait allusion à la phrase du Christ: "Il ne sait pas ce qu'il fait".
Jésus a sans doute pensé cela aussi de Judas, et il l'aimait, malgré la "bêtise" qu'il a faite: tous les hommes n'en font-ils pas?
Maria Valtorta, que j'avais beaucoup aimé lire il y a quelques années, nous montre Jésus parlant longuement et fréquemment avec Judas, et souffrant de ne pouvoir le rendre meilleur.
25.10.09
Le salut, objet d'espérance
Romains 8,24 est un passage dont aucune traduction ne me paraît satisaisante. En grec, c'est "τη γαρ ελπιδι εσωθημεν", ce que l'on traduit souvent: "par l'espérance nous avons été sauvés", ou encore "dans l'espérance ...".
Je viens de m'apercevoir que, si on considère que Paul parle du salut final, alors les choses s'éclairent. Car le salut est du "déjà là" et du "pas encore là". La traduction peut alors devenir: "Notre salut reste objet d'espérance".
Ce qui est cohérent avec la phrase suivante: "Voir ce qu'on espère, ce n'est plus l'espérer".
24.10.09
Plus qu'un "signe" de Dieu
J'ai souvent écrit, dans le passé, sur les signes presque impalpables à travers lesquels on sent que Dieu est présent (tapez "signes" dans le moteur de recherche!).
Une amie vient de me raconter quelque chose qui va un peu plus loin: elle et son mari sont charismatiques, et un jour il participe seul à un groupe de prière. Quelqu'un dans ce groupe reçoit une image: "Je vois une pierre blanche sur laquelle quelque chose est marqué; on jette cette pierre dans l'eau, et elle s'en va avec le courant". Le mari de mon amie rentre chez lui, et sa femme lui dit: regarde ce que je viens d'acheter! Et elle lui montre une pierre, blanche, avec une inscription dessus. Or ils envisageaient de déménager, mais hésitaient. Tous deux ont vu là une intervention claire du Seigneur.
Il s'agit là de plus qu'un signe comme je les perçois parfois: l'image reçue est vraiment un message de Dieu, en tout cas lorsque, comme dans le cas présent, elle est confirmée ensuite par des faits.
Les charismatiques sont un témoignage formidable que Dieu peut parler à chacun aujourd'hui, de diverses façons (qu'il soit charismatique ou pas).
21.10.09
Christian de Chergé et l'Islam
Le réseau "Net for God", aussi appelé "Fraternité oecuménique internationale", vient de diffuser sous forme de DVD un film sur Christian de Chergé (il n'est pas encore en ligne). J'ai eu l'occasion de voir ce film hier mardi.
Je connaissais l'histoire de ce moine trappiste, solidaire de l'Algérie, assassiné avec plusieurs de ses frères. J'avais par contre oublié la théologie très ouverte qui l'accompagne, voyant dans l'Islam, si je me rappelle bien, une "voie de salut". Le père Salenson, de l'ISTR de Marseille, commente de façon très utile cette approche; il a écrit plusieurs livres à ce sujet.
Je recommande tous les films de Net for God, d'une qualité spirituelle exceptionnelle: par exemple celui sur Jean Vanier, ou celui sur Hrant Dink. Ils sont visibles en ligne.
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