Un billet au hasard: Une vie guidée par l'Esprit...
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    La Nouvelle Bible Segond consultable gratuitement

    La Nouvelle Bible Segond, édition d’étude, est désormais consultable en ligne, et aussi téléchargeable gratuitement.

    La lecture intégrale en ligne est possible avec n’importe quel navigateur. Par contre le téléchargement n’est possible que sous Windows.

    Le texte de la « NBS » était déjà consultable en ligne; ce qui est nouveau, c’est que l’ensemble des tableaux et notes est désormais accessible.

    Cette mise à disposition est proposée par l’Alliance biblique française pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Louis Segond,

    La « NBS » est un de mes instruments de travail habituels, compte tenu de la qualité de sa traduction et des documents annexes qu’elle propose.

    Voir en http://bible-etude-segond.com/.


    Ouverture, et recherche

    (Ce billet ouvre ce qui sera peut-être une nouvelle série: « réflexions »).

    Dans un récent billet (en), John Allen évoque des tensions au sein de l’université catholique de Dallas entre des catholiques « identitaires » et d’autres que l’on pourrait décrire comme plus libéraux.

    Une représentante de la première tendance s’exprime ainsi: « Nous voulons dire les choses avec clarté et fidélité ».
    Je laisse ici de côté la question de la fidélité (i.e. aux enseignements pontificaux). En ce qui concerne la clarté, je n’ai bien entendu rien contre elle.

    Mais la question est de savoir: si le christianisme consiste d’abord à « dire » des choses, ou bien à vivre en relation avec Dieu et à aimer; et si les concepts et mots du christianisme peuvent être considérés comme clairs, et simples.

    Des chrétiens que je connais, et que je classerais volontiers comme « identitaires », pensent qu’ils sont ouverts au dialogue. Mais il ne faudrait pas que le dialogue consiste seulement à essayer d’expliquer à l’autre que l’on a raison.

    Brian McLaren, dont j’ai parlé à plusieurs reprises sur mon ancien blog, posait ces jours-ci la question suivante (en):
    « Est-ce que, lorsqu’on vous présente une nouvelle idée ou proposition, votre réaction est plutôt :
    – de vous demander si c’est acceptable par rapport à votre foi ou celle de votre communauté ,
    – ou bien de vous demander s’il y a peut-être du vrai dedans, quelque chose qui mérite d’être approfondi? »

    Il ne s’agit pas de classer les chrétiens en deux catégories: chacun de nous a, plus ou moins développés, à la fois l’attitude identitaire et l’attitude ouverte: des refus instinctifs et des domaines de recherche; des sujets sur lesquels on pense que l’on « sait », et d’autres où l’on écoute et cherche à comprendre; des personnes ou attitudes qui vous plaisent, et d’autres face auxquelles vous avez plutôt un réflexe de rejet.

    Par rapport à ceux qui pensent « dire les choses avec clarté », mon hésitation vient à la fois de la multiplicité du sens des mots et de la fragilité de l’amour.
    Derrière les mots, chacun met des choses différentes, voire contradictoires; il s’agit de parler pour être compris, et pour cela de bien comprendre comment raisonne celui à qui l’on parle. Bruna Martinuzzi (en) donne cinq règles pour pratiquer l’empathie, et cite Henry Ford: « S’il y a un secret du succès, il consiste à être capable de comprendre le point de vue de l’autre, et de voir les choses sous son angle aussi bien que sous le vôtre ».
    La fragilité de l’amour: Ce n’est pas de vérités abstraites dont il s’agit de parler, comme si on récitait un catéchisme, mais de l’amour qui nous relie à Dieu. Parlons-nous volontiers de notre amour pour notre conjoint? Et comment en parlons-nous? Il y a une fragilité, une sensibilité, dans notre témoignage, et je ne la retrouve pas toujours chez ceux qui semblent asséner des vérités.

    Il s’agit aussi de chercher. Tout n’est pas donné par la Bible et par l’enseignement de l’Eglise, qui de plus est souvent imparfait. La recherche est une des des dimensions d’une réflexion spirituelle et intellectuelle équilibrée.

    Comprendre et approfondir pourquoi l’autre – et en particulier le non chrétien – pense différemment de vous fait partie d’une bonne réflexion sur la foi.
    Et pour comprendre, il faut écouter, et lire. Ecouter et lire donc, non seulement ceux qui partagent votre avis, mais aussi ceux qui ne le partagent pas, et qui ont souvent quelque chose à nous apprendre.

    P.S. A propos de la notion de « certitude », voir « Convictions, certitude » , et ensuite « Vérité révélée, vérité évaluée ».


    « Neurones intelligents « 

    Je me représente parfois la relation « idéale  » entre chrétiens, comme similaire à des interactions entre neurones; mais nous sommes des neurones intelligents, bien-sûr.
    Chacun de nous est en contact avec un certain nombre de personnes, reçoit et transmet des informations, et vit autant que possible une authentique relation d’amour avec tous.
    C’est ainsi que je comprends le projet de Dieu sur nous: faire de l’ensemble des hommes, dès à présent mais surtout après que chacun ait été « accouché  » dans l’au-delà , une sorte de super-organisme.
    Qui ne sera pourtant lui-même qu’une toute petite partie du réel…

    Lire le texte « Amibes, et neurones intelligents « .


    Laïcité, clauses de conscience,…

    Les laïcs ont peur que les religions finissent par faire la loi en France. Les chrétiens, de leur côté, ne voient pas pourquoi ils n’auraient pas le droit de donner leur avis, au même titre que tout autre groupe.
    La laïcité consiste-t-elle à permettre que tous s’expriment, ou à interdire les opinions et attitudes dissidentes?

    Lire le texte