Je serai au salon « Ecritures et Spiritualités » (Bernardins, 1° décembre)

L’association « Écritures et Spiritualités » regroupe les écrivains croyants des grandes traditions monothéistes.

Le salon de l’association aura lieu dimanche 1° décembre, de 14h à 18h30, au Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy Paris 5°. Le thème principal du salon est « Le chant de la terre » : célébrer et soigner la terre et les hommes, en vue d’une humanité solidaire et attentive au vivant.

Seront présents également de nombreux écrivains dont les livres ne portent pas nécessairement sur ces thèmes – par exemple Pauline Bebe, François Cassingena, Jean-Yves Leloup, Véronique Margron, Marion Muller-Colard, Colette Nys-Mazure, etc. , et mes anciens collègues de l’INSEE Bernard Perret et Claude Thélot !
Je pourrais citer bien d’autres noms, comme Anne Soupa et Stan Rougier ! Au total une centaine d’auteurs: l’occasion de découvrir leurs livres et de parler avec eux !

Je serai heureux de vous y rencontrer !

IA.s et « poids affectif » des informations…

Je ne sais pas si les Intelligences Artificielles commencent à avoir, ou auront un jour, la conscience d’exister: une attitude »meta », en somme.

Mais ce qui me paraît évident, c’est qu’elles ne peuvent pas – contrairement aux humains et peut-être à tout être vivant – associer un poids affectif aux informations qui les concernent vitalement.

Dans un livre trop peu connu, « L’énigme du troisième infini », Marc PERINET-MARQUET montre comment le cerveau humain, dans sa dualité droite/gauche et son approche sensible et intuitive, évalue en un instant les situations, ce que les IA ne savent pas faire.

Les IAs peuvent rapprocher des informations, et sans doute aussi, par rapport à un problème qu’elles étudient à un instant t, pondérer les autres informations dont elles disposent.

Mais d’une part elles ne sont pas soumises en permanence, comme les hommes, à des enjeux de vie et de mort ou de douleur; et d’autre part elles ne sont pas « équipées » pour évaluer en un instant toute information nouvelle par rapport à leur propre existence ou à des priorités vitales (et non logiques) qu’elles commenceraient à ressentir.

C’est un deuxième réseau qui serait nécessaire pour cela, un réseau « affectif » en somme, adaptant instantanément l’ensemble de la réflexion du « réseau logique » à ce que le réseau « affectif » aura détecté.

J’espère que je suis clair… Et peut-être un spécialiste des IAs voudra-t-il donner son point de vue en commentaire?

Sans doute est-ce cela qui maintiendra, et encore pour longtemps, la supériorité de l’homme sur la machine; à condition qu’il ne cède pas à la facilité de se laisser diriger…

« Comment peut-on être charismatique? »

(Montesquieu: « Comment peut-on être persan? »)

… Sixteen years later…
En 2003, fréquentant déjà les charismatiques depuis une quinzaine d’années, j’avais écrit un billet assez critique « Expérience charismatique et dialogue entre chrétiens » qui exprimait mes réserves et mes désaccords avec certains aspects du mouvement charismatique et avec des affirmations que j’avais entendues à l’époque.

Le mouvement charismatique a mûri; et j’ai moi-même un peu mûri aussi….
Et surtout, j’ai été convaincu de la valeur essentielle de ce mouvement en relisant notamment le livre de Peter Hocken « Baptisés dans l’Esprit », et en demandant, à la suite de cela, à recevoir le « baptême dans l’Esprit ». Voir ce billet, et tous les suivants, où je raconte mon itinéraire.

Après le baptême dans l’Esprit demandé en avril 2018, les mois ont passé, et même plus d’une année… Certes ma vie spirituelle s’est approfondie; et j’ai participé régulièrement au groupe de prière. Mais sans avoir le sentiment que quelque chose avait vraiment changé pour moi, en moi.

Il y a quelques semaines, une nuit, allongé sur mon lit, j’ai demandé (à nouveau?) à l’Esprit Saint de venir pleinement en moi; et j’ai eu, dans ma prière instante, une sensation de plénitude spirituelle: de flots de l’Esprit qui venaient en moi; de bonheur dans cette relation. Premier signe, et plus qu’un signe, car je savais, dès lors, que cette relation forte avec l’au-delà demeurerait.

Un petit « détail » s’est passé il y a une semaine, qui a complété ma conviction d’avoir reçu l’effusion de l’Esprit. C’était tout bêtement en faisant les courses: à un moment j’ai senti en moi une « bouffée d’amour » incroyable, quelque chose que je n’avais jamais ressenti – sensibilité, sensation nouvelle; cela me dépassait, me découvrait un monde plus large. Cette sensation n’a pas duré, mais cela me montrait en même temps combien mon regard classique, ancien, était, sinon mauvais, en tout cas terrestre. Et j’ai pensé: « Répands ton feu dans mon coeur ! »

Depuis la nuit évoquée ci-dessus nous n’étions pas, pour diverses raisons, retournés au groupe de prière. J’y arrivais hier soir avec cette nouvelle attitude d’ouverture à l’Esprit.

La première « image » donnée par une participante a été la suivante: « un globe surmonté par une croix, le blason des chartreux », avec la devise « Le monde tourne, mais la croix demeure ».

Il m’a fallu un instant pour me rendre compte que cette image me concernait au plus haut point, puisque, au cours de mes années étudiantes, j’avais envisagé d’entrer chez les chartreux et avais été à la Grande Chartreuse…
C’était un clin d’oeil plus qu’évident de Dieu qui m’était donné, en ce jour où je venais au groupe en ayant enfin commencé à recevoir l’effusion de l’Esprit.
Des larmes abondantes m’ont alors secoué.
(J’avais eu aussi un « clin d’oeil » – mais « simple coïncidence » pouvait-on dire – le jour où j’étais venu demander le baptême dans l’Esprit – voir le billet cité plus haut).

Dans la suite de la soirée, mon attitude intérieure a été fort différente de ce qu’elle était les autres fois: lorsqu’il y avait de longs silences, les autres fois, j’attendais, je priais éventuellement, mais d’une façon « classique ». Cette fois-ci, j’étais centré sur l’Esprit, je priais dans une attitude à la fois d’attente et de relation amoureuse. Et lorsqu’il y a eu un « chant en langues », j’ai commencé à balbutier un peu, pour participer à un premier « déclenchement » de ce chant, comme on me l’avait conseillé depuis longtemps.

Voilà, en ce qui me concerne. Mais aussitôt, et dès la messe d’aujourd’hui midi, a surgi en moi la question: y a-t-il deux « dimensions » ou aspects distincts dans « notre » christianisme? (Je veux dire: dans le christianisme des charismatiques) – on prie tantôt avec Jésus dans l’Eucharistie, et tantôt avec l’Esprit dans notre groupe? En même temps je sais bien qu’une des forces du Chemin Neuf – puisqu’il s’agit de lui – est d’être oecuménique: tous les chrétiens peuvent se rejoindre dans la prière et la vie dans l’Esprit. Donc je laisse de côté pour l’instant cette question, à laquelle je reviendrai peut-être un jour.

Mais il y a aussi tous mes amis chrétiens « non charismatiques » ! Vais-je à mon tour, comme je le critiquais dans mon texte de 2003 cité plus haut, dire qu’il leur « manque » quelque chose? C’est sûr que j’ai maintenant tendance à le penser. Mais l’itinéraire de chacun est différent. Et, comme je l’expliquais, il est souhaitable que le dialogue se développe à ce sujet au sein de notre église; au sein de toutes les églises.

Que le Seigneur soit béni, qui donne de telles joies, de tels chemins de progrès !

« Le fait Jésus », un schéma simple

Pour expliquer simplement l’essentiel de mon livre Le fait Jésus, je viens de dessiner le schéma suivant:

La « montée dans l’amour » (« les origines ») est notamment expliquée, sur mon site, par la citation d’André Wénin:
« Pour qui accepte de rompre avec une lecture historico-linéaire de l’histoire du salut, une autre voie est ouverte. Elle n’est plus dominée par le péché, défiguration par l’homme de l’oeuvre divine qui oblige le Créateur à se faire sauveur et à tenter de restaurer l’ordre perturbé. Elle a pour axe l’amour d’un Dieu dont le désir et la joie sont le bonheur des êtres, et qui invente en dialogue avec eux une histoire d’alliance en vue d’un bonheur pleinement partagé dans la communion.
(L’homme biblique, Cerf 2004)

« La fin » fait allusion à tout ce que nous commençons à savoir de l’au-delà, par exemple par les NDE (voir mon compte rendu du livre de J.-P. Jourdan).

« Nous ne sommes plus à l’époque de St Paul » fait notamment allusion au texte de Scot McKnight que je cite dans « Le fait Jésus » page 62:
« Dieu a parlé à l’époque de David à la manière de David ; (..) il a parlé à l’époque de Saint Paul à la manière de Saint Paul. (..) Les pages du Nouveau Testament expriment à la façon du premier siècle l’évangile et la vie de l’église ; elles sont datées ; inspirées par l’Esprit, mais restant des façons de s’exprimer du premier siècle. »

« Aux confins de la conscience… »: perturbant!

Je viens de terminer le livre de Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier intitulé « Voyage aux confins de la conscience – Dix années d’exploration scientifique des sorties hors du corps » (2016). J’en ressors assez perturbé, tant le travail – très sérieux – couvre des réalités diverses dont j’ignorais pratiquement l’existence!

Il ne s’agit pas ici des « NDE » (ou « EMI » en français) (1) bien qu’il y ait quelques points communs, mais d’abord des « OBE » (« Out of Body Experiences »), qui concernent des gens parfaitement conscients, qui parfois peuvent voir à distance, éventuellement entrer dans l’esprit d’une autre personne, et bien d’autres choses encore.

Avant que le lecteur « sérieux » n’arrête de lire ce billet, précisons que le livre se présente comme un patient travail « de laboratoire », s’étalant sur plus de dix ans, et qu’il comporte toutes les garanties d’authenticité.

Mais dans la population française il existe, en simplifiant, trois sortes de personnes: celles qui ne croient qu’à ce que la science a vraiment démontré et dont elle sait faire la théorie (ceux-là ne croient pas aux NDE: « ce n’est pas possible »); celles, à l’autre extrême, qui avalent et acceptent n’importe quelle affirmation, dès lors qu’elle apparaît un peu orientale ou se couvre de mots à l’apparence scientifique; et enfin les gens raisonnablement ouverts, qui pensent qu’il y a encore beaucoup d’aspects du monde, et de réalités, que nous ignorons.

Le livre se centre sur le cas d’une personne, « Nicolas », qui a découvert peu à peu ses pouvoirs singuliers, et qui était accompagné psychologiquement et techniquement par les auteurs. L’avantage du livre est d’entrer très progressivement en matière (il semble que, depuis, Nicolas Fraisse a publié de nombreuses vidéos sur Youtube, qui peut-être n’ont pas la même progressivité). Pour Nicolas c’est un peu une histoire de famille puisque sa grand-mère semblait capable de voir, de chez elle, quels gâteaux étaient disponibles dans la boulangerie du village…

Les pouvoirs de Nicolas se développent peu à peu au long des années, les auteurs montrant aussi leurs hésitations quant à la nature des phénomènes dont il s’agit.

Premier exemple: une soirée chez des amis, à laquelle il assiste alors qu’il est cloué, loin de là, dans son lit; il parcourt les pièces et entend les conversations, mais aussi perçoit les pensées des participants… Suite à ce premier cas auquel il ne s’attendait pas, Nicolas est devenu capable de sortir (en quelque sorte) fréquemment de son corps, plus ou moins longtemps, à volonté, et en voyant tous les détails des endroits où il se rend. Ces sorties du corps ont des points communs avec la première phase des NDE, mais il s’agit de quelqu’un de conscient, et qui choisit souvent ses destinations.
Une des limites du livre est qu’on ne sait pas bien si d’autres personnes ont vraiment les mêmes capacités; les auteurs semblent l’affirmer; ils citent également au passage une étude publiée par la revue « Nature ». Pour tester les affirmations de Nicolas, ils mettent en place une procédure en double aveugle qui confirme les faits, tout en semblant montrer que seuls certains aspects sont perçus (ainsi une photo de la Tour Eiffel n’est pas reconnue comme telle, mais seulement comme un enchevêtrement de poutres d’acier, de même forme!).

Nicolas développe aussi des capacités de télépathie, qui l’amènent à l’occasion, tout en marchant à côté d’une personne, à « entendre » une pensée qui la préoccupe. Un autre exemple donné concerne la façon de réaliser une prise de sang particulière (il est élève infirmier) qu’il fait, non selon ce qu’on lui a appris, mais comme il la « lit » dans la tête de son instructrice – stupéfaite.

Les années passent. Nicolas dit qu’il commence à voyager dans le cosmos, mais sans son corps. Puis apparaît un nouveau phénomène: il s’incorpore… dans le corps de quelqu’un d’autre – effrayant. Et après quelques semaines, c’est aussi dans des corps les plus divers qu’il s’incorpore, et notamment des animaux, ou oiseaux! Les auteurs ont recueilli d’autres témoignages concernant ce point. Et, comme ils le disent évidemment, cela rappelle le chamanisme.

On bascule ensuite vers des phénomènes plus mystérieux – bien qu’effectués en double aveugle et contrôlés par huissier. Dans un test soigneusement préparé, alors qu’on demande à Nicolas de choisir à chaque fois une photo parmi 4 , il voit intérieurement à l’avance un indice visuel qui l’oriente vers la bonne réponse; puis c’est une chanson qui lui est donnée; Nicolas panique un peu, tant il se sent guidé. Cela devient « pire » ensuite: la voix intérieure lui dicte des textes, qu’il écrit avant qu’on lui montre les images. Et ces textes sont de plus en plus longs, poétiques, ironiques; mais toujours en rapport avec ce qui sera le bon choix de photo. « Cela me fiche la trouille » dit Nicolas, qui se sent manipulé par cette entité invisible. Au total ce ne sera pas cent pour cent de réussite, mais tout de même 61 corrects sur 76: ce qu’aucune probabilité ne rend possible!

Les auteurs évoquent à ce propos le « channelling »: ils ont en effet, dans la foulée, tenté d’interviewer leur interlocuteur invisible, qui a répondu de façon philosophique et complexe.

J’en reste là dans ce compte rendu. La fin du livre me satisfait moins, car les auteurs se lancent dans la physique théorique, qui n’est a priori pas leur domaine.
Mais c’est un livre qui laisse supposer l’existence de bien des réalités extérieures – supérieures? – diverses; je n’ai pu qu’en donner un aperçu ci-dessus.

Comprenne qui pourra !

PS Août 2019: Je commence à lire le livre du Père Brune et de Rémy Chauvin « A l’écoute de l’au-delà » (J’ai Lu), où Rémy Chauvin cite (pp.37 et suivantes) de nombreuses recherches sur les sorties hors du corps.

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(1) Voir mon compte rendu détaillé du livre du Dr Jourdan.

« Ils racontent les évangiles » – Un très beau livre !

Catherine Lestang vient de sortir chez BoD son dernier livre, que l’on se précipite déjà pour acheter !
« Ils racontent les évangiles » fait parler un certain nombre de personnages des évangiles: que ce soit Pierre quand il va pêcher un poisson pour payer l’impôt, Marie quand Jésus reste au Temple pendant trois jours; l’un des « Soixante-douze » qui vient d’être envoyé en mission, ou encore Jésus lui-même, quelquefois !

On est pris, on partage les sentiments. J’avoue que l’émotion m’a saisi, souvent, en lisant ces textes, et que je pleure encore parfois quand je les relis, tant ce qui est dit est à la fois bien vu et profond spirituellement.

C’est vraiment un livre pour faire découvrir les évangiles « autrement ».
En vente dans toutes les bonnes librairies (170 pages, 8 euros).

Voir aussi le blog de Catherine, où elle continue à écrire sur d’autres passages !

ADDITIF ** L’introduction et les deux premiers chapitres du livre sont consultables sur Amazon: cliquer sur « Feuilleter » (qui ne s’affiche qu’au bout d’un moment), PUIS CLIQUER tout en haut SUR EBOOK !
Nota: l’ebook Kindle est à 2 euros pendant 1 mois, puis passera à 4 euros 50.

Informatique? Pensez « Pyrat.net » !

PYRAT.NET **Un _très bon_ prestataire informatique!**
Je viens d’être dépanné, pour ce blog qui était devenu inaccessible, par Pyrat.net , qui a su repérer à la racine du site un fichier qui bloquait le php (je vous passe les détails).
Jacques Pyrat est aussi un ami, et s’est révélé à nouveau un excellent professionnel (j’avais eu des contacts avec lui vers 2004, pour une affaire plus importante).
Allez visiter son site ! http://www.pyrat.net !

Le réveil charismatique (présentation)

Au cours de l’histoire du christianisme, de nombreux mouvements, de nombreuses « églises » ou communautés chrétiennes sont apparues et se sont malheureusement séparées les unes des autres, même si l’oecuménisme commence à progresser maintenant.

Cela dit, un événement bien particulier, unique, s’est produit en 1901 à Topeka, dans le Kansas, et a conduit en quelques dizaines d’années au développement d’un puissant courant au sein de la plupart des églises.

Cet événement, c’est la venue sensible de l’Esprit Saint sur un ensemble de fidèles, comme aux premiers temps de l’Eglise après la Pentecôte. D’où le nom du mouvement initial, « Pentecôtisme », qui a commencé à rassembler des chrétiens ayant vécu cette expérience d’effusion de l’Esprit; conduisant certains d’entre eux à parler des langues étrangères, d’autres à avoir des charismes tels que guérisons, connaissance de faits, etc., tels qu’ils sont énumérés dans les Actes des Apôtres et dans les lettres de Saint Paul.

Nous sommes maintenant au deuxième siècle de ce nouveau temps de l’Eglise: le mouvement charismatique s’est répandu dans la plupart des confessions chrétiennes. Mais il est souvent un peu à part, mal connu et mal compris par les autres chrétiens, même si le Pape Paul VI a déclaré en 1975 que ce mouvement est « une chance pour l’Eglise et pour le monde ».

On emploie parfois le mot « réveil » pour désigner ce mouvement:  les charismes miraculeux du Saint Esprit, qui étaient courants à l’époque des apôtres, redeviennent d’actualité.

Certains, parmi les chrétiens, ne croient pas à ce que les charismatiques affirment vivre, ou s’en méfient. Il est vrai que, avec l’enthousiasme de néophytes, certains nouveaux charismatiques en parlent autour d’eux d’une façon qui surprend ou rebute: on les prend pour des illuminés…

Les chrétiens ont toujours été invités à se laisser guider par l’Esprit Saint, et le font. Les saints, au long des siècles, ont vécu sous la conduite de l’Esprit et ont fait des miracles. La nouveauté apportée par le mouvement charismatique est cette « effusion de l’Esprit » proposée à tous, comme un deuxième baptême – d’où l’expression « baptême dans l’Esprit-Saint » , et aussi la prière régulière en « groupe de prière », au sein duquel  peuvent commencer à s’exercer les charismes.

Il peut falloir des années de fréquentation de chrétiens charismatiques pour se décider un jour à demander ce nouveau « baptême », qui est préparé, dans certaines communautés, par sept semaines  de réflexion et de prière.

La diversité des psychologies humaines, et la diversité des itinéraires, font qu’une personne peut être prête pour recevoir ainsi l’Esprit, et une autre pas; que l’une peut apprécier les gestes et attitudes habituels des groupes charismatiques, et d’autres au contraire être repoussés par eux. De même que parmi ceux qui ne croient pas en Dieu, certains peuvent à un moment donné rencontrer la foi, tandis que d’autres lui resteront hostiles tant les formes de la religion et le comportement de certains chrétiens les en auront écartés.

Chacun doit suivre son cheminement personnel; Dieu seul sait si, pour celui-ci ou celle-là, l’entrée dans cette vie dans l’Esprit prendra sa place dans son itinéraire spirituel; ou bien s’il fait partie de ceux pour qui elle n’aura pas lieu pendant son existence terrestre.

Quand on a reçu le baptême dans l’Esprit, au cours duquel on est invité à donner explicitement et totalement sa vie à Dieu, il peut falloir des mois pour commencer à en sentir les fruits, qui supposent naturellement une vie de prière solide, et la lecture assidue de Bible. On se sentira alors davantage guidé par l’Esprit; on brûlera davantage de charité pour les autres; éventuellement on recevra tel ou tel charisme. Mais la vie dans l’Esprit ne fait pas automatiquement des charismatiques des saints: ils gardent leur caractère, et leurs limites !

Langue étrangère: mieux que des fiches!

Je me remets ces temps-ci au chinois. J’avais eu du mal dans le passé à trouver une bonne méthode pour réviser efficacement le vocabulaire nouveau: j’utilisais de petites fiches recto-verso, avec le français d’un côté et le chinois de l’autre; mais je m’énervais, et je ne retenais pas bien.
En plus il faut dire que dans le cas du chinois il y a trois choses à associer, et non pas deux: l’idéogramme; son expression en pinyin; et la signification française (pour ceux qui ignorent tout du chinois, voir ici !).

Cette fois j’ai adopté la méthode suivante, qui est valable en fait pour toutes les langues: j’ajoute au fur et à mesure, dans un tableau word à lignes numérotées (en rouge sur l’image ci-dessous), les mots nouveaux. Il y a 5 ou 6 colonnes: le numéro, le sinogramme (terme préféré à idéogramme), le pinyin, le français, puis des commentaires ou liens.

Je fais ensuite une copie du fichier, de temps en temps (p.ex. après avoir ajouté 50 lignes nouvelles), et je la trie de trois façons différentes: selon le français; selon le pinyin, et selon les sinogrammes (si, si, Word sait faire quelque chose à ce sujet, et le résultat est intéressant); en permutant aussi la place des colonnes. A chaque fois je sauvegarde le résultat en pdf. J’obtiens donc 3 fichiers pdf.

Il reste alors, pour travailler l’un des ces fichiers, à cacher soigneusement les colonnes qu’il faut essayer de se rappeler. Pour cela je mets, par dessus le fichier à travailler, deux fichiers « blancs » décalés (voir image ci-dessous).

On voit sur l’image qu’il s’agit du fichier trié par mots français. Pour la troisième ligne et les suivantes, le sinogramme et la traduction sont masqués. Je fais « scroller » le fichier très lentement: on voit que pour le mot « accepter » le pinyin n’est pas encore visible. Quand j’aurai scrollé un peu plus, le pinyin apparaîtra, mais rien n’apparaîtra encore pour le mot suivant (acheter), et il faudra que j’essaie de me rappeler le sinogramme (et de le dessiner éventuellement sur un bloc de brouillon) avant de continuer à scroller et de voir le sinogramme; puis de scroller un peu plus et de voir le pinyin. Cela suppose évidemment un réglage précis des deux caches ; et ce n’est possible qu’en laissant un bon espace entre les lignes du document.
Ce qui est super, et sans quoi tout cela ne marcherait pas, c’est qu’on peut (sur Mac en tout cas, sans doute sur PC aussi), faire scroller le pdf alors que c’est le Word qui est au premier plan (« par dessus »). Il suffit de placer la souris au dessus du texte pdf, et de scroller très lentement avec la « roue » de la souris.

Le gros avantage de cette méthode, par rapport aux fiches, c’est qu’il s’agit finalement ici de lire paisiblement, aussi souvent que nécessaire (p.ex. deux fois par jour), tout ou partie d’un des trois fichiers, ou plusieurs des fichiers si on le veut. On sait les réponses ou on ne les sait pas, peu importe: en lisant régulièrement on apprend; surtout si on profite de sa lecture pour aller aussi consulter d’autres documents, etc.

PS: Pour varier l’ordre dans lequel se présentent les sinogrammes à réviser, j’utilise aussi des séries de nombres aléatoires (voir ici) et je trie les lignes selon une des séries que j’ai préparées.

PS 2 (3 juillet): Sur smartphone ou tablette, ces fichiers pdf peuvent être étudiés très facilement: il suffit de grossir pour ne voir qu’une colonne, et de faire glisser pour voir la réponse dans la colonne suivante !!