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Ne pas désespérer les fidèles… *

La triste « affaire Marthe Robin » (« Tout était faux ») ne fait que débuter ces jours-ci, et montre diverses réactions, trop prévisibles, de personnes qui ne peuvent admettre les résultats de l’enquête du Père Conrad de Meester, ou qui cherchent comment naviguer dans ce nouveau contexte – je pense ici à un évêque.

Il est facile de se procurer le livre – 14 euros en format Kindle permettant les recherches; l’extrait gratuit est déjà intéressant. Et il faut lire le livre avant de se prononcer.
Dire que l’éditeur cherche à faire de l’argent, c’est déjà une façon de se refuser à faire face aux arguments de l’auteur.
Dire que ce qui est dans le livre était déjà dans le rapport transmis en son temps à la commission vaticane, et que « cela a été pris en considération » n’est pas vrai : Conrad de Meester a travaillé toutes ses dernières années à affiner ses recherches. Il voulait publier, mais est mort avant.

Un évêque répond, d’une façon que je trouve méprisante: « Ses collègues (de la commission) sont/étaient aussi compétents que lui. C’est une façon de botter en touche.
D’autres disent « Je dois tout à Marthe Robin »… et c’est là qu’on entre dans le mystère. Comment quelqu’un dont toute la vie était « fabriquée », « fausse », a-t-elle pu avoir un tel rayonnement? Tant mieux au fond !

Par contre si un miracle était reconnu par Rome, et que l’on décide que Marthe peut donc devenir « bienheureuse », on entrerait vraiment dans un niveau plus élevé de scandale.

Pour ne pas désespérer les fidèles?

Cliquer en haut du texte pour voir les « réponses »

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(*) D’après – pour ceux qui ne le sauraient pas – l’expression « mentir pour ne pas désespérer Billancourt », prêtée à Sartre.

Un nouveau livre: « Approches »

Je sors ces jours-ci chez BoD un nouveau livre intitulé « Approches ».
Ce livre regroupe des textes écrits entre 1997 et 2008 sur des blogs aujourd’hui disparus, et dans le cadre d’une « liste de discussion » que j’avais créée, « Echanges Chrétiens sur le Net ».

Près de 100 textes, souvent assez courts, composent ce volume, que j’ai organisé par thèmes: par exemple « Bible »; « Parler de Dieu »; « Vie spirituelle », etc. Une version électronique (Kindle et ePub) est également disponible, et vous pouvez feuilleter les **12 premières** pages – qui comprennent notamment le sommaire complet et les trois premiers textes – à l’adresse suivante :
https://www.bod.fr/librairie/approches-philippe-lestang-9782322234646; (c’est beaucoup mieux que l ‘aperçu Kindle sur le site d’Amazon).

Exemple de titres de billets: Jésus, une vieillerie?Croyances?L’indulgence, vertu si rareJésus a-t-il eu peur?Le pardon: deux erreurs courantes – “Ici vous pouvez parler avec des chrétiens” .

Un index extrêmement développé conclut l’ouvrage. Extrait ci-dessous:

(200 pages, 8 euros – Kindle ou ePub 1 euro)

Bonne lecture!

PS: J’admire toujours autant le professionnalisme et la rapidité de Bod: mon texte, remis le 10, est déjà visible en ligne (extrait), et mentionné sur Amazon le 12 !
Il n’est pas encore achetable en ligne sur Amazon ou la Procure.com (*), mais par contre vous pouvez le commander en librairie !
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(*) Il est achetable chez Bod, mais les frais d’envois sont importants.

Covid-19: Un point d’étape

Comme le dit un article récent d’Atlantico, « Plus de 23 000 articles scientifiques ont été écrits sur la Covid-19, mais nous ne savons toujours pas: comment le virus peut se propager dans l’air, quel est le rôle des enfants dans la transmission, la durée de l’immunité ou bien encore combien de personnes ont été infectées ». Certains chercheurs disent que l’immunité après guérison est sans doute longue; mais il semble qu’il y ait des gens que l’on croyait guéris et qui retombent gravement malades…

J’ai souhaité faire un point, « pour moi », au moment où on sort presque du confinement (seule la région parisienne reste en rouge, mais nous pouvons aller à plus de 100 km !). Dire en somme comment je perçois les choses à la date d’aujourd’hui. Ce sera intéressant de relire cela dans un ou deux ans, lorsque peut-être nous en saurons plus; et aurons un vaccin, qui sait?

D’abord l’historique en ce qui nous concerne, moi et Catherine: nous étions en province vers le 12 mars quand il est apparu que le nombre de trains pour rentrer allait diminuer; nous avons raccourci notre séjour, et avons eu une des dernières places disponibles sur un des derniers trains, le dimanche 15. Le TGV a pris de nombreux voyageurs en surnombre.. Nous étions donc tassés. Le virus était-il dans le train? Nous l’ignorons bien sûr, mais à l’époque personne n’était masqué. Le confinement officiel a commencé le mardi 17 mars, et s’estompe maintenant, en ce week-end de fin mai, après 2 mois et demi.

Parlons d’abord de l’action du gouvernement, et des réactions orales ou « de fait » des français. Je suis sans doute trop docile, mais j’ai trouvé la communication et l’action du gouvernement assez bonnes, voir très bonnes. Est-ce que ma – petite – expérience des administrations centrales joue un rôle? Je sais combien les problèmes – et les structures – sont complexes, et donc je serais facilement indulgent. Et avoir une communication publique complètement cohérente est extrêmement difficile, dès qu’on quitte les grandes décisions prises au niveau central pour entrer dans le détail.

Il me semble, cela dit, que sur des questions comme « faut-il porter un masque? », c’est à dire « à quoi sert le masque? » (quel masque, d’ailleurs?), ce qui a été dit au début était très flou, voire contradictoire. Et peut-être ceux qui parlaient savaient-ils (ou croyaient savoir) que l’on manquait de masques…

J’apprécie assez peu, je dois dire, les attitudes critiques systématiques contre le gouvernement (même s’il n’est pas forcément de ma tendance politique). Les français sont incorrigibles, sans parler de ceux qui mentent délibérément.

Car chez les politiques ou certains scientifiques, on trouve parfois ce qui semble être de la mauvaise foi, comme le montre par exemple l‘analyse faite par France Info d’une intervention largement médiatisée.

Venons-en au technique et au médical: que sait-on? Où en est-on.

Les problèmes techniques sont difficiles à expliquer. Le dernier exemple en date est celui de l’application « Stop-Covid », qui est prévue pour entrer en fonction dimanche. Son principe est assez subtil, et donc on constate que beaucoup de gens n’ont absolument pas compris comment elle fonctionne et se répandent en des posts définitifs « Si vous l’installez, effacez-moi d’abord de votre téléphone! » Désolant, mais tristement compréhensible.

Les problèmes scientifiques de base sont bien résumés par l’article que j’ai cité en premier. Mais il y a des choses que l’on pense savoir; notamment que les gens peuvent être contagieux (les deux premières semaines) sans le savoir; et même ensuite être malades sans signes aucun (donc idem sans le savoir); et rester contagieux ensuite pendant un temps non connu! .

Et que c’est pour cela qu’il faut porter un masque: pour protéger les autres. On voit que beaucoup de gens ne l’ont pas compris; ou s’en fichent (égoïsme)!

A suivre ! Rendez-vous après l’été !

La résurrection de Jésus: « trois décalages! »

Ci-après résumé d’une vidéo (10′) de Mustapha Amari (prêtre du Chemin Neuf) en ce dimanche matin de Pâques:

Trois décalages entre Jésus et nous:
1) C’est déjà fait ! quand nous arrivons = Il nous précède
(idem la création Gn 1 – avant que l’homme ne soit créé); c’est aussi ce que dit l’ange à la fin de l’évangile de Matthieu: « Il vous précède en Galilée« .

2) Il n’a pas le visage que nous connaissons! = « Je suis au delà de ton expérience ».

3) Il vient dans nos lieux d’enfermement (Cénacle des Apôtres): au plus profond de notre coeur…

« Et si on comprenait la messe »: nouveau livre!

Je suis heureux de vous annoncer la sortie de mon nouveau livre « Et si on comprenait la messe« , chez BoD – 140 pages, 8 euros. Il peut être commandé chez tous les bons libraires, et par Internet. Des versions Kindle et ePub sont disponibles (1 euro)..

C’est une présentation à l’usage du grand public de tous les aspects de la messe. Le livre s’adresse d’abord aux chrétiens, mais il peut intéresser des non-chrétiens ouverts, qui pourront le feuilleter et par exemple utiliser le lexique et l’important index qui sont à la fin.

Comme chrétien actif, et comme responsable « liturgie » à diverses époques, il y a longtemps que je réfléchis et prie sur les différents aspects de la messe. Sur mon site web et mes blogs, les pages et les textes consacrés à la liturgie sont nombreux.

Je dispose de nombreux livres « techniques » à son sujet, de même bien sûr que de missels. Mais il n’existe pas à ma connaissance de livre équivalent à celui que je viens d’écrire.

La première partie du livre, après une présentation générale comportant notamment un rappel sur la Pâque juive, reprend le déroulé de la messe un peu comme le ferait un missel, mais avec de nombreux commentaires.
En outre, pour tenir compte de l’arrivée en novembre prochain de divers changements dans les textes (« nouveau missel »), j’ai mentionné dans mon texte ceux dont j’avais connaissance grâce au livre « Découvrir la nouvelle traduction du missel » sorti récemment. (*)

Dans une deuxième partie, différents aspects sont repris successivement, tels que l’espace liturgique, le chant, la lecture bien sûr, mais aussi l’accueil, etc.
Des réflexions – à l’occasion critiques – forment la troisième partie.

Sur le site de l’éditeur, en http://bit.ly/2Pf3jnl , vous pourrez voir la table des matières complète (4 pages!) ainsi que les six premiers textes de fond ! !

Deux images ci-dessous présentent d’une part un morceau d’une des pages sur le déroulement de la messe, et d’autre part la table des matières résumée figurant en fin d’ouvrage.

Vos réactions et commentaires de toutes natures sont bienvenus !

(*) Le bruit court – juillet 2020 – que la sortie de la nouvelle traduction française est retardée – et pas seulement à cause du COVID.
(**) Voir une interview qu’une amie vient de publier en https://madmagz.com/fr/magazine/1796532 .

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Un musulman ouvert

Je découvre Abdelwahab Meddeb, qui préface le livre « Itinéraire d’un soufi » (Cerf 2013).

Deux choses me frappent: le caractère très ouvert de son approche, qui ressemble, pour l’Islam, à celle des chrétiens les plus ouverts: admettant en quelque sorte la pluralité des voies, et souhaitant un enrichissement mutuel. Ouverte aussi par rapport aux femmes.
Et d’autre part son style, parfois heurté, comme gêné d’oser s’exprimer. Un autre musulman ouvert m’avait fait un jour la même impression. Peut-être pas à l’aise avec soi-même? Il est mort en 2014, et donc on peut en parler, je pense, sans l’offenser!

Approche ouverte – premier exemple:
Il est non moins vrai que la fréquentation des femmes aide à entretenir le meilleur support pour accueillir l’épiphanie divine, cet Invisible qui a besoin du visible pour se manifester. Rien que pour cela, il convient aussi d’entretenir la part féminine qui se trouve en tout homme. Et cette part ne peut croître que par la fréquentation de la femme, laquelle n’est pas seulement œuvre de chair, mais surtout d’esprit.

Deuxième exemple:
 (..) Jamais on ne peut échapper à l’horizon de l’Un. Certes, il y a une pluralité de voies qui y conduisent. L’expérience des credos qui s’offre aux humains doit être intériorisée par la personne physique dans sa portée métaphysique. C’est même une condition du salut. Nous savons que, comme le dieu des dieux grec le dieu coranique est rusé – il est capable de stratagèmes, il peut se présenter à l’élu dans une forme qui n’est pas celle de sa croyance ; l’élu risque donc de ne pas reconnaître le privilège de la vision qui lui est accordée. Aussi, pour éviter toute méprise, faudra-t-il qu’il se familiarise avec toutes les formes de croyance : « que ton cœur soit de hylê (matière brute) pour qu’en toi prennent forme toutes les croyances », écrit encore Ibn ‘Arabi dans ses Fuçûç al-Hikam. Ainsi la connaissance de l’altérité religieuse devient-elle nécessité stratégique pour préserver quelque chance d’obtenir le salut.

Voilà, ce ne sont que de brefs extraits ! Oui, vraiment, les soufis, c’est autre chose!

Une méthode de travail

Souhaitant étudier en profondeur un gros livre de théologie (650 pages), je me suis créé une méthode travail appropriée, compte tenu des nombreuses questions que je me pose presque à chaque page, ainsi que des allers et retours nécessaires pour comprendre mieux ce qui est dit.

J’ai donc créé sous Word un fichier « tableau » (voir image plus loin ci-dessous), avec lignes numérotées, dans lequel je note au fur et à mesure ce que je comprends _ou non_: avec à gauche un titre résumé, et à droite un texte qui comprend à la fois des citations du livre et des réflexions personnelles; et l’indication des pages du livre correspondantes.

J’avoue que je n’avais jamais procédé ainsi. Les numéros à gauche permettront des renvois faciles d’une réflexion à une autre.

FWIW (« For what it is worth »).

(Il s’agit, comme les lecteurs attentifs de mon récent livre sur « La Messe » l’auront peut-être repéré, du livre de Cesare Giraudo, In unum Corpus – Cerf 2014.)

Le nouveau texte de la messe

Dans un an, le premier dimanche de l’Avent, la nouvelle traduction du Missel romain entrera en vigueur. Un petit livre vient de sortir, qui récapitule les principaux changements.
Changements mineurs certes, mais nombreux!
En voici quelques uns, pris simplement au début de la messe (je ne cite que des extraits):

• Deux des trois formules de salutation initiales sont modifiées:
– « La grâce de Jésus, le Christ, notre Seigneur…
– « Que la grâce et la paix de Dieu notre Père, et du Seigneur Jésus, le Christ …

• La phrase initiale de la préparation pénitentielle devient:
– « Frères et soeurs, préparons-nous à célébrer le mystère de l’Eucharistie en reconnaissant que nous avons péché. »

• Le « Je confesse à Dieu » a plusieurs modifications, essentiellement:
« Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant vous, frères et soeurs, que j’ai péché (..)
C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie (..)

• La deuxième et la troisième « formules » sont aussi modifiées – extraits de la 3°:
– Seigneur Jésus, envoyé pour guérir les coeurs qui reviennent à toi, Seigneur prends pitié! (..)
– Seigneur, qui sièges à la droite du Père, où tu intercèdes pour nous (..) Je note l’absence du mot « Jésus »

Ensuite il y a encore divers changements, mais je passe directement au Symbole de Nicée, dont la version française est légèrement modifiée. Au lieu de dire du Christ qu’il est « de même nature que le Père », on dira qu’il est « consubstantiel », signifiant qu’il partage, avec le Père, une unique substance (« il est engendré par le Père sans séparation de substance » écrit Bernard Sesboüé).

J’arrête là mon travail de comparaison.

L’introduction du livret rappelle les origines de ces changements dans le texte de la messe, et détaille à partir de la page 30 la méthode suivie pour l’adoption des modifications.

Le point de départ est la version 2002 du Missel Romain, qui a remplacé l’édition initiale de 1970/1975 faisant suite au Concile. Le travail sur la version française correspondante a commencé par une traduction littérale du texte latin par des latinistes, que l’on a ensuite comparée au texte français actuellement en usage; on a alors élagué, ou ajouté, pour se rapprocher du texte latin. Mais on a aussi examiné le résultat ainsi obtenu, pour tout formuler « dans un style simple, coulant, apte à être cantillé, et surtout à être prié. »

Après le travail en commission est venu une période de votes par les conférences épiscopales nationales, puis de consultation de Rome.

Le dossier a été bloqué – c’est moi qui parle ici, d’après ce que j’ai cru lire il y a quelques années – parce que Rome avait un droit de veto , et tenait à certains points, qui étaient refusés par les évêques francophones.

La situation a été débloquée par un Motu Proprio du Pape François en septembre 2017, donnant aux Conférences épiscopales davantage de poids dans les décisions….

Sur ces blocages voir par exemple https://www.cath.ch/newsf/traduction-missel-romain-bloquee/.
Voir le texte latin 2002 en https://media.musicasacra.com/books/latin_missal2002.pdf à partir de la page 303

« Mon bref passage dans l’autre monde » (livre)

Je viens de lire le livre de Fabienne Raoul « Mon bref passage dans l’autre monde », qui raconte l’itinéraire étonnant suivi par l’auteur: ingénieure dans le nucléaire, matérialiste, elle a peu à peu vécu des expériences qui l’ont rendue complètement convaincue que « nous sommes des êtres spirituels qui font une expérience humaine » (Teilhard).

« La raison n’impose pas le matérialisme, c’est une croyance, une hypothèse non démontrée parmi d’autres », écrit-elle en citant le physicien Emmanuel Ransford; et: « pour un sceptique, aucune preuve n’est suffisante ».

Après une « expérience aux frontières de la mort » (NDE ou « EMI ») assez particulière, elle a vécu au fil des années une série d’événements spéciaux, qu’elle distille au long du livre. Et par exemple un motard accidenté, dont, absolument pas chrétienne a priori, elle fait repartir la respiration par la prière, « étonnée et abasourdie par l’énergie qui la saisit ».

Chapitre après chapitre, elle énumère les « bizarreries » qui « s’invitent dans sa vie ». Elle pose des questions à « Marie »… et obtient des réponses, notamment par des « coïncidences »… : par exemple une personne en face d’elle dans le métro déplie un journal qui répond à la question ; un robinet d’eau s’ouvre tout seul; un rideau tombe à terre alors qu’elle parle justement à quelqu’un de « regarder au-delà du voile de la réalité… ».

Tandis qu’elle passe quelques jours chez son père, il y a tous les jours des petits signes. Appareils qui se mettent en marche, portail qui s’ouvre etc., et la chaudière qui tombe en panne: … le réparateur qui vient s’appelle Monsieur LE SIGNE !

Elle quitte finalement son métier d’ingénieur, pour se consacrer à la sophrologie et à des disciplines connexes. Extrait:
« Lorsque je commence les séances, (je me connecte) à la Source aimante de toute chose. Mais aussi à l’énergie d’amour de Marie et Jésus (ils m’ont bien aidé jusqu’à présent, mes fidèles compagnons de route!). J’entre rapidement dans un état de conscience modifié qui me fait perdre la notion du temps. Je me concentre alors sur les sensations de mes mains. (..). Puis je prends la main de la personne et je laisse « là-haut » faire son oeuvre. (..) »

Elle procède parfois à des séances à distance. « Ne jamais oublier que je ne suis pas seule, que le transcendant agit quand on lui laisse la place. »

Plus loin: « La guérison n’est pas nécessairement physique, elle peut être également émotionnelle. Mais la plus belle, à mon sens, est la guérison spirituelle, celle de l’âme. C’est ce que j’esssaie d’apporter en séance: une reconnection à Soi, au divin. »

Elle accompagne également des personnes en deuil, et raconte comment, alors qu’elle est avec une amie qui vient de perdre son père, la musique (« playlist ») qu’elles écoutent s’interrompt, pour être remplacée par une chanson qui dit « Tu es mon sang,.. » (Mylene Farmer); grande émotion. Et « le chat, ajoute l’auteur, est resté quelques minutes le regard fixé sur le haut d’un mur, comme si il y avait quelqu’un… C’était la première fois que je le voyais ainsi. »

Autre chose encore: des « prémonitions », ou plus précisément des visions anticipées d’événements. Ainsi elle a vu en cauchemar la tuerie de Santa Fe (mai 2018) dix jours avant qu’elle ne se produise. De même elle a vu en rêve, quelques jours à l’avance un incendie très meurtrier qui a eu lieu à Paris en février dernier; son cauchemar associait un de ses amis: or le fils de cet ami habitait près de l’immeuble en cause…

Elle cite Stéphane Allix: Ce que nous prenons pour une certitude scientifique « il n’y a rien après la mort », ne repose sur aucune preuve. En revanche il y a un faisceau d’informations qui laissent penser le contraire.

Je suis devenue, dit-elle à la fin du livre, une thérapeute ouverte à l’invisible et ayant la Foi, en dehors de toute religiosité. « La Foi, c’est cette évidence qui vient du coeur, de tout mon être. »

Jésus, vrai homme et vrai Dieu: les premiers conciles

Je reproduis ci-dessous un schéma très clair figurant dans une formation du Collège des Bernardins:


L’origine précise du Symbole des Apôtres n’est pas connue. Tertullien (vers 150-220) le cite dans plusieurs écrits. Ce qui est dit essentiellement c’est que Jésus est le Fils unique de Dieu, qu’il est « notre Seigneur », et est assis à la droite du Père.

Le symbole de Nicée-Constantinople est beaucoup plus précis, à la limite de la répétition, mais aussi un peu étrange (ambigu?) puisque il dit au début « Un seul Dieu, le Père », et plus loin, pour Jésus, « il est Dieu »…

« Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre « (..)

(..) Je crois en un seul Seigneur,
Jésus Christ, le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu,
engendré, non pas créé, de même nature que le Père,
et par lui tout a été fait.
(..)

J’aime à dire que « Jésus est ce que nous pouvons voir de Dieu sous la forme d’un homme »; certains disent volontiers qu’il a les limites d’un homme… Mais quelles sont les limites d’un homme lorsqu’il est pleinement rempli de Dieu? Pourquoi , par exemple, ne pourrait-il pas marcher sur les eaux?
Que savait-il? Que pouvait-il? J’ai discuté cette question dans un vieux billet.
Et j’ai cité ailleurs cette expression que Anne Rice met dans sa bouche: « Ce que j’ai besoin de savoir, je le sais »…

Et enfin, en ce qui concerne le Concile d’Éphèse et l’appellation « mère de Dieu », j’ai mentionné dans un autre texte (« selon la chair« ) les précisions importantes données par divers textes de la même époque.