Archives pour la catégorie Christianisme – général

« Sauvés? »

Je viens de faire ce jeudi 25 mars un exposé sur le salut, qui est en ligne en http://www.plestang.com/salut.php.

Le titre initial de l’exposé était « Sauvés? », volontairement large: sommes-nous sauvés? Tous les hommes sont-ils sauvés? Je l’ai remplacé, pour la mise en ligne, par « Le salut, c’est d’aimer! ».

Le sous-titre de l’exposé était « Entrons dans l’amour », marquant bien l’intention principale: inviter les chrétiens (et tous les hommes..) à vivre déjà le salut, en entrant dans l’amour de Dieu, avec son aide. L’amour de Dieu étant d’abord l’amour mutuel: développer des relations vraies, des relations d’amour, avec tous les hommes.

Les quatre parties évoquent successivement:
– Les hommes ont-ils besoin de salut?
– Quel est ce salut que Dieu nous propose?
– Vivons dès aujourd’hui ce salut.
– Et après la mort?

Voir le texte en http://www.plestang.com/salut.php.

Un dossier sur « Puissance de la louange »

Je viens de mettre en ligne un dossier que j’ai utilisé pour animer un groupe de travail sur Merlin Carothers il y a quelques années.
Afin de faciliter l’entrée dans la démarche proposée, j’ai sélectionné un certain nombre de pages du livre, mais dans un ordre différent de celui suivi par l’auteur.
Certaines personnes sont en effet rebutées par l’apparition d’un miracle dès les premières pages de « Puissance de la louange » , ce qui les empêche de comprendre combien l’approche de foi présentée est essentielle.

Ce dossier comprend des pages de présentation que j’ai écrites, des textes d’origines autres, et donne bien sûr la place principale aux écrits de Merlin Carothers.

Alors que le texte que j’avais distribué aux participants avec le livre de Carothers intégrait la reproduction de passages du livre, j’ai enlevé ces passages du dossier mis en ligne, pour des raisons de copyright.
Je renvoie, pour ces passages, au livre, qu’il est donc nécessaire de posséder par ailleurs.

Cela dit le dossier est lisible tel quel, et intéressant je pense, mais on n’en tirera pleinement profit qu’en se procurant (en ligne ou dans les librairies chrétiennes) les deux livres suivants de Merlin Carothers:
– Puissance de la louange
– De la prison à la louange.

Muni de ces livres, je conseille de lire en premier mon dossier, plutôt que de plonger dans les livres eux-mêmes. Cela vous aidera à progresser plus vite, je pense!

Le dossier est consultable en ligne en:
http://www.plestang.com/docs/DossierLouange.pdf

Il est téléchargeable (word)  en
http://www.plestang.com/docs/DossierLouange.doc (42 pages, 900 Ko).

(Des pages plus anciennes sur le même livre figurent en http://plestang.free.fr/louange.htm)

A propos des lectures à  la messe

Une internaute qui va utiliser la fiche « Proclamer la Parole » lors d’un atelier qu’elle anime, me pose quelques questions complémentaires.
« – Quelle attitude devrait avoir le lecteur avant de monter pour commencer sa lecture. Des fois, je remarque qu’il se lève, monte et lit sans même un signe de respect pour le Seigneur qui est présent parmi nous.
« – Des fois aussi, nos lecteurs se permettent de changer des mots à leur guise. Que dit l’Eglise? »

Ma réponse ci-après porte également sur une autre question: l’habitude qu’ont certains participants à la messe de lire les textes pendant qu’ils sont proclamés.

« Chère Madame,
Quelle attitude le lecteur devrait-il avoir?
Le prêtre qui était responsable de notre paroisse jusqu’à une date récente recommandait d’arriver par le haut de l’allée centrale, face au choeur, au pied des marches, de s’incliner légèrement, puis de se diriger vers l’ambon. Ceci naturellement dans le cas où le lecteur n’est pas déjà dans le choeur (voir la deuxième partie du billet de blog « Prier ensemble, animer ensemble »). S’il est dans le choeur, à mon sens il serait mieux qu’il aille s’incliner devant l’autel avant d’aller lire, mais cela peut dépendre de la disposition des lieux.
L’inclinaison, pendant la messe, se fait en direction de l’autel, et non de la « réserve eucharistique ».

En ce qui concerne la traduction, il est sûr qu’il n’est pas souhaitable de modifier le texte: il a été mis au point pour la lecture publique et approuvé par les responsables de l’Eglise, et le lecteur n’a pas qualité pour le modifier.

En fait de tels changements troubleront surtout ceux qui suivent la lecture… en lisant dans leur propre missel (ou « Prions en Eglise » ou « Magnificat »). Et c’est l’occasion de vous indiquer qu’il n’est pas considéré comme souhaitable de lire pendant que le lecteur proclame la Parole. Il convient de l’écouter! Contrairement à ce que certains semblent croire, on est plus attentif si on se contente d’écouter. Et en plus on peut ainsi … « se laisser surprendre par le texte ». On croit le connaître, et puis en l’entendant, on s’aperçoit que ce qui est dit n’est pas exactement ce qu’on avait en tête!

Pour en revenir aux traductions, il peut arriver que l’on choisisse, pour une célébration particulière, une autre traduction que la traduction liturgique officielle. Mais cela doit toujours se faire en accord avec les responsables de la paroisse (et en particulier avec le prêtre qui préside l’eucharistie ce jour là.) »

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Je profite de ce billet pour signaler que j’ai mis à jour les versions word des divers documents relatifs à la liturgie figurant sur le site « Choisis d’aimer »: en particulier les textes des Passions mis en forme pour lecture publique, qui pourront être utiles à beaucoup le mois prochain.


9.03.11 J’évoque, dans un bref texte sur le site, l’expression « proclamer la parole ».


10.11.13 Concernant la fiche « Proclamer la Parole » mentionnée au début de ce billet, j’ai découvert récemment une difficulté que je n’ai pas la place d’y signaler, d’autant qu’il n’y a pas de solution simple:
Dans le lectionnaire qu’il va utiliser, le lecteur découvre, le jour même où il va lire, que le texte est coupé en brefs morceaux de phrases sur des lignes successives (je n’apprends rien à personne – et j’explique même dans la fiche que c’est un avantage).
Le problème, c’est que ces lignes, ces membres de phrases, ne représentent pas forcément des unités de lecture à la fin desquelles il faut s’arrêter un bref instant.
Tantôt en effet, et là pas de problème, ces lignes se terminent par une virgule (ou par un point), et là il est normal de faire une brève pause; tantôt elles ne se terminent pas par une virgule (ni un point), et dans ces cas là la phrase continue à la ligne suivante et il est souvent nécessaire de ne pas marquer de pause dans la lecture!
Comme le lecteur n’a pas pu se préparer à cette particularité (il n’a pas le lectionnaire chez lui…), c’est là une difficulté que seuls les lecteurs expérimentés peuvent espérer surmonter.

 

Création d’une association « Les amis d’Etty Hillesum »

Mon ami Jean-Pierre Nave m’informe de la création d’une association « Les amis d’Etty Hillesum »:

« Nous sommes quelques lecteurs passionnés par les écrits d’Etty Hillesum (1914-1943). Nous créons prochainement une association « Les amis d’Etty Hillesum ».

L’assemblée constituante (ouverte à tous) a lieu le mardi 26 janvier, de 14 h à 16 h, au SIDIC, 73 rue Notre Dame des Champs – Paris 6ème

http://www.amisdettyhillesum.fr/

Sur Etty Hillesum voir par exemple cet article:

http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=167

et ce texte:

http://toutregard.blogspot.com/2010/01/prenez-moi-par-la-main-etty-hillesum.html

Benoît Billot, bouddhisme

Le frère Benoît Billot est « à la mode »: articles de journaux, livres, conférences !

Ce n’est que mérité: lisez, pour vous en convaincre, sa conférence sur le combat spirituel. Ou encore procurez-vous le petit livre récent « Voyage spirituel dans le bouddhisme zen » (Actes Sud): vous comprendrez notamment ce qu’un chrétien peut entendre par « non-dualité »!

Un article du « Monde des religions » de ce mois a soulevé quelques vagues sur un blog évangélique, où l’on a cru comprendre que le frère Benoît avait deux religions, qu’il pratiquait des activités démoniaques, etc.

Les choses sont beaucoup plus simples et souriantes: le frère Benoît a compris ce qu’il lui était possible d’importer du bouddhisme dans le christianisme, pour enrichir ce dernier; et ceci dans un dialogue fraternel avec les moines bouddhistes.

Il reste que parfois les formulations utilisées peuvent prêter à discussion. C’est ce que j’essaie d’examiner, à partir d’un exemple précis, dans cet article.

Lire: « Bouddhisme et christianisme« 

Prier ensemble, animer ensemble..

En deux occasions j’ai pu apprécier des façons de faire un peu originales, qui contribuent à donner à la messe encore plus de sens:

– Le prêtre qui présidait notre célébration aujourd’hui a choisi, pour le Credo d’abord puis pour le Notre Père, de se taire !
Je m’entends: il a prononcé les premiers mots, puis, au lieu de couvrir par sa voix et son micro la prière de l’assemblée, il a continué presque à voix basse, de sorte que c’était l’assemblée que l’on entendait.
L’assemblée priait ensemble, et s’entendait prier, ce qui n’est pas le cas d’habitude, où chacun essaie simplement d’accompagner le prêtre.
Très belle idée, à mon sens.

Une remarque un peu analogue pourrait valoir pour l’animation des chants quand ceux-ci sont bien connus de l’assemblée, et sous réserve bien sûr que l’animateur indique par des gestes le tempo.
Je crois d’ailleurs, mais c’est une question un peu différente, que dans certains pays il n’y a pas d’animateur de chant face à l’assemblée; l’animation se fait depuis l’assemblée elle-même.

– Deuxième exemple: dans une autre paroisse, il est habituel que tous ceux qui vont participer à l’animation (lecteurs, animateurs de chant etc.), arrivent à l’autel avec le prêtre, un peu comme le font habituellement les enfants de choeur. Ils se placent ensuite dans le choeur pour toute la durée de la cérémonie.
Voilà une belle façon de manifester la participation de tous à l’eucharistie, que nous célébrons ensemble, avec le prêtre comme président !

Belles orientations pastorales; sites web perfectibles

Deux sujets à ce billet, liés entre eux par la recherche que j’ai dû faire pour trouver le texte des orientations pastorales du diocèse de Nanterre, signalées par Golias (pour ceux qui n’aimeraient pas Golias, je signale que je lis aussi des blogs de tendance bien différente…).

Mgr Daucourt, donc, a publié, datées du 11 octobre, des orientations pastorales assez remarquables. Elles sont les suivantes:

– Placer l’option préférentielle pour les pauvres et la lutte pour la justice au coeur de la vie et de la mission des paroisses, mouvements et services,
– Promouvoir des petites communautés fraternelles de foi,
– Développer la catéchèse communautaire et intergénérationnelle,
– Instaurer des équipes d’animation pastorale dans chaque paroisse,
– Renouveler l’organisation du service matériel et économique des paroisses.

J’ai essayé d’imaginer ce que cela voudrait dire dans ma paroisse, et je vois qu’il y a là une possibilité de remise en cause, de conversion, notable. Le document, pdf, fait 87 pages et est téléchargeable ici.

Je note aussi que les titres sont clairs, directement compréhensibles et applicables, ce qui n’est pas toujours le cas de documents équivalents dans d’autres diocèses. Un grand bravo aussi sur le fait que le texte est disponible gratuitement, et non pas vendu.

Venons-en maintenant à ce que j’ai constaté lors de cette recherche: sur le site du diocèse de Nanterre, j’ai eu du mal à trouver la page adéquate. En cherchant « Evénements », j’ai finalement trouvé la page mise en lien ci-dessus. Il est regrettable que pour un document de cette importance – et de cette longueur aussi, un résumé n’apparaisse pas sur le site lui-même!

Voulant d’autre part pouvoir signaler sur « Delicious » une page qui parlerait de ces orientations, j’ai posé la question à Google et ai abouti sur la page adéquate du site de la Conférence des Evêques de France (c’est toujours cette appellation « conférence » qui figure en haut à gauche).

Sur cette page, il y a certes un résumé, et notamment la liste des cinq orientations, mais: i. elles sont peu mises en valeur, perdues au milieu du premier paragraphe; et ii. il n’y a pas, dans l’article, de lien vers le site du diocèse de Nanterre et encore moins vers la page où est mentionné le pdf… Ou alors, à cause du point que je vais évoquer ci-dessous, je ne les ai pas vus!

J’ajoute, parce que cela a tendance à m’énerver, que la lecture des articles du site de la cef est rendue difficile par la constante présence de mots en grisé permettant de faire apparaître des bulles avec des définitions hyper-élémentaires, du genre: « Prêtre= chrétien qui a reçu le sacrement de l’ordre ». Ma suggestion serait, non pas de retirer ces définitions, mais de ne pas mettre en grisé les mots définis, pour éviter de briser la lecture de la majorité des internautes. D’autant que la police de caractère choisie est assez petite.

Enfin, je dis tout cela « for what it’s worth »… (FWIW en anglais)

Le nouveau « Théo », indispensable…

Le « Théo » nouveau est arrivé. Cette encyclopédie catholique de référence a été restructurée et complétée (la version précédente datait de 1993). Son nouveau « look » est plaisant, et la consultation facile; l’index et la table des matières sont bien conçus: une réussite, pour un ouvrage qui pour moi était déjà l’une des meilleures références, voire la référence, quand je cherche une information. Et ceci bien que nous soyons à l’heure d’Internet.

Le prix est élevé: 50 euros jusqu’à fin janvier, 60 ensuite. Mais le contenu le mérite.

Cela dit, quelques petites insatisfactions, du moins après un « feuilletage » très rapide. Elles concernent l’aspect oecuménique.

La version précédente du Théo était assez sommaire sur les confessions protestantes. Celle-ci est un peu plus développée, mais reste insatisfaisante. Ainsi par exemple ce qui est dit du Pentecôtisme n’a semble-t-il pas été homogénéisé (à la page 306 on indique qu’il est « très marqué par un caractère de secte dès ses origines »). Les chiffres totaux du protestantisme ne sont pas cohérents selon les parties de l’ouvrage. Autre exemple, plus surprenant: l’ouvrage attribue à Luther, page 753, ce qui est la pensée de Saint Paul sur la Loi.

Par ailleurs le protestantisme est classé implicitement dans les « autres religions », notamment page 1091… (et c’est également en ces termes que Mgr Dubost s’est exprimé lors de son exposé de présentation à La Procure).

On peut se demander si les auteurs ont fait relire leurs textes par des amis protestants, qui n’auraient pas manqué de signaler ces imperfections.

A côté de ces limites, qui après tout ne concernent pas le centre du sujet que l’encyclopédie entend traiter, Théo reste un ouvrage unique. Je travaille en ce moment à un exposé que je ferai sur « le salut ». C’est dans Théo que j’en ai trouvé la meilleure expression résumée: « C’est une réconciliation intégrale, avec soi, avec ses frères et avec Dieu » (p.753 – je cite ici la rédaction de l’ancien Théo, un peu différente).

Encore un détail étonnant: le nombre de pages du Théo a sensiblement augmenté… (de 1320 pages à plus de 1460), et pourtant l’épaisseur a diminué!

A consulter sans modération!

PS: Je voulais aussi signaler mon malaise concernant la façon dont le rôle du peuple juif dans l’Alliance et la révélation me semble esquivé: c’est traité, il est vrai, dans la partie biblique, mais ensuite on a l’impression que tout commence à Jésus-Christ. (Je complète ce P.S. par un mini-billet: « Foi juive, foi de Marie« ).

« Accepter le Seigneur « , quand on est juif?

En lisant le bulletin de « Juifs pour Jésus », mouvement que j’apprécie beaucoup comme je l’explique ici, j’ai eu un instant d’arrêt devant l’histoire d’une femme juive dont on dit qu’elle a « accepté le Seigneur »…

Sauf erreur, elle n’a pas changé de Dieu… Donc je suggère, dans un texte sur le site, qu’un vocabulaire un peu différent serait plus approprié. Car les juifs et les chrétiens ont le même Dieu…

Lire: « Accepter le Seigneur », quand on est juif?

Bibles en ligne

La découverte que je viens de faire de la Bible des peuples en ligne m’amène à récapituler dans un texte les principales Bibles qui sont disponibles sur Internet, ainsi que leurs avantages et inconvénients du point de vue du travail en ligne (et non pas de celui de la qualité des traductions).

Voir le texte sur les différentes bibles disponibles en ligne.