Archives de l’auteur : Ph.Lestang

« Le fait Jésus », un schéma simple

Pour expliquer simplement l’essentiel de mon livre Le fait Jésus, je viens de dessiner le schéma suivant:

La « montée dans l’amour » (« les origines ») est notamment expliquée, sur mon site, par la citation d’André Wénin:
« Pour qui accepte de rompre avec une lecture historico-linéaire de l’histoire du salut, une autre voie est ouverte. Elle n’est plus dominée par le péché, défiguration par l’homme de l’oeuvre divine qui oblige le Créateur à se faire sauveur et à tenter de restaurer l’ordre perturbé. Elle a pour axe l’amour d’un Dieu dont le désir et la joie sont le bonheur des êtres, et qui invente en dialogue avec eux une histoire d’alliance en vue d’un bonheur pleinement partagé dans la communion.
(L’homme biblique, Cerf 2004)

« La fin » fait allusion à tout ce que nous commençons à savoir de l’au-delà, par exemple par les NDE (voir mon compte rendu du livre de J.-P. Jourdan).

« Nous ne sommes plus à l’époque de St Paul » fait notamment allusion au texte de Scot McKnight que je cite dans « Le fait Jésus » page 62:
« Dieu a parlé à l’époque de David à la manière de David ; (..) il a parlé à l’époque de Saint Paul à la manière de Saint Paul. (..) Les pages du Nouveau Testament expriment à la façon du premier siècle l’évangile et la vie de l’église ; elles sont datées ; inspirées par l’Esprit, mais restant des façons de s’exprimer du premier siècle. »

« Aux confins de la conscience… »: perturbant!

Je viens de terminer le livre de Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier intitulé « Voyage aux confins de la conscience – Dix années d’exploration scientifique des sorties hors du corps » (2016). J’en ressors assez perturbé, tant le travail – très sérieux – couvre des réalités diverses dont j’ignorais pratiquement l’existence!

Il ne s’agit pas ici des « NDE » (ou « EMI » en français) (1) bien qu’il y ait quelques points communs, mais d’abord des « OBE » (« Out of Body Experiences »), qui concernent des gens parfaitement conscients, qui parfois peuvent voir à distance, éventuellement entrer dans l’esprit d’une autre personne, et bien d’autres choses encore.

Avant que le lecteur « sérieux » n’arrête de lire ce billet, précisons que le livre se présente comme un patient travail « de laboratoire », s’étalant sur plus de dix ans, et qu’il comporte toutes les garanties d’authenticité.

Mais dans la population française il existe, en simplifiant, trois sortes de personnes: celles qui ne croient qu’à ce que la science a vraiment démontré et dont elle sait faire la théorie (ceux-là ne croient pas aux NDE: « ce n’est pas possible »); celles, à l’autre extrême, qui avalent et acceptent n’importe quelle affirmation, dès lors qu’elle apparaît un peu orientale ou se couvre de mots à l’apparence scientifique; et enfin les gens raisonnablement ouverts, qui pensent qu’il y a encore beaucoup d’aspects du monde, et de réalités, que nous ignorons.

Le livre se centre sur le cas d’une personne, « Nicolas », qui a découvert peu à peu ses pouvoirs singuliers, et qui était accompagné psychologiquement et techniquement par les auteurs. L’avantage du livre est d’entrer très progressivement en matière (il semble que, depuis, Nicolas Fraisse a publié de nombreuses vidéos sur Youtube, qui peut-être n’ont pas la même progressivité). Pour Nicolas c’est un peu une histoire de famille puisque sa grand-mère semblait capable de voir, de chez elle, quels gâteaux étaient disponibles dans la boulangerie du village…

Les pouvoirs de Nicolas se développent peu à peu au long des années, les auteurs montrant aussi leurs hésitations quant à la nature des phénomènes dont il s’agit.

Premier exemple: une soirée chez des amis, à laquelle il assiste alors qu’il est cloué, loin de là, dans son lit; il parcourt les pièces et entend les conversations, mais aussi perçoit les pensées des participants… Suite à ce premier cas auquel il ne s’attendait pas, Nicolas est devenu capable de sortir (en quelque sorte) fréquemment de son corps, plus ou moins longtemps, à volonté, et en voyant tous les détails des endroits où il se rend. Ces sorties du corps ont des points communs avec la première phase des NDE, mais il s’agit de quelqu’un de conscient, et qui choisit souvent ses destinations.
Une des limites du livre est qu’on ne sait pas bien si d’autres personnes ont vraiment les mêmes capacités; les auteurs semblent l’affirmer; ils citent également au passage une étude publiée par la revue « Nature ». Pour tester les affirmations de Nicolas, ils mettent en place une procédure en double aveugle qui confirme les faits, tout en semblant montrer que seuls certains aspects sont perçus (ainsi une photo de la Tour Eiffel n’est pas reconnue comme telle, mais seulement comme un enchevêtrement de poutres d’acier, de même forme!).

Nicolas développe aussi des capacités de télépathie, qui l’amènent à l’occasion, tout en marchant à côté d’une personne, à « entendre » une pensée qui la préoccupe. Un autre exemple donné concerne la façon de réaliser une prise de sang particulière (il est élève infirmier) qu’il fait, non selon ce qu’on lui a appris, mais comme il la « lit » dans la tête de son instructrice – stupéfaite.

Les années passent. Nicolas dit qu’il commence à voyager dans le cosmos, mais sans son corps. Puis apparaît un nouveau phénomène: il s’incorpore… dans le corps de quelqu’un d’autre – effrayant. Et après quelques semaines, c’est aussi dans des corps les plus divers qu’il s’incorpore, et notamment des animaux, ou oiseaux! Les auteurs ont recueilli d’autres témoignages concernant ce point. Et, comme ils le disent évidemment, cela rappelle le chamanisme.

On bascule ensuite vers des phénomènes plus mystérieux – bien qu’effectués en double aveugle et contrôlés par huissier. Dans un test soigneusement préparé, alors qu’on demande à Nicolas de choisir à chaque fois une photo parmi 4 , il voit intérieurement à l’avance un indice visuel qui l’oriente vers la bonne réponse; puis c’est une chanson qui lui est donnée; Nicolas panique un peu, tant il se sent guidé. Cela devient « pire » ensuite: la voix intérieure lui dicte des textes, qu’il écrit avant qu’on lui montre les images. Et ces textes sont de plus en plus longs, poétiques, ironiques; mais toujours en rapport avec ce qui sera le bon choix de photo. « Cela me fiche la trouille » dit Nicolas, qui se sent manipulé par cette entité invisible. Au total ce ne sera pas cent pour cent de réussite, mais tout de même 61 corrects sur 76: ce qu’aucune probabilité ne rend possible!

Les auteurs évoquent à ce propos le « channelling »: ils ont en effet, dans la foulée, tenté d’interviewer leur interlocuteur invisible, qui a répondu de façon philosophique et complexe.

J’en reste là dans ce compte rendu. La fin du livre me satisfait moins, car les auteurs se lancent dans la physique théorique, qui n’est a priori pas leur domaine.
Mais c’est un livre qui laisse supposer l’existence de bien des réalités extérieures – supérieures? – diverses; je n’ai pu qu’en donner un aperçu ci-dessus.

Comprenne qui pourra !

PS Août 2019: Je commence à lire le livre du Père Brune et de Rémy Chauvin « A l’écoute de l’au-delà » (J’ai Lu), où Rémy Chauvin cite (pp.37 et suivantes) de nombreuses recherches sur les sorties hors du corps.

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(1) Voir mon compte rendu détaillé du livre du Dr Jourdan.

« Ils racontent les évangiles » – Un très beau livre !

Catherine Lestang vient de sortir chez BoD son dernier livre, que l’on se précipite déjà pour acheter !
« Ils racontent les évangiles » fait parler un certain nombre de personnages des évangiles: que ce soit Pierre quand il va pêcher un poisson pour payer l’impôt, Marie quand Jésus reste au Temple pendant trois jours; l’un des « Soixante-douze » qui vient d’être envoyé en mission, ou encore Jésus lui-même, quelquefois !

On est pris, on partage les sentiments. J’avoue que l’émotion m’a saisi, souvent, en lisant ces textes, et que je pleure encore parfois quand je les relis, tant ce qui est dit est à la fois bien vu et profond spirituellement.

C’est vraiment un livre pour faire découvrir les évangiles « autrement ».
En vente dans toutes les bonnes librairies (170 pages, 8 euros).

Voir aussi le blog de Catherine, où elle continue à écrire sur d’autres passages !

ADDITIF ** L’introduction et les deux premiers chapitres du livre sont consultables sur Amazon: cliquer sur « Feuilleter » (qui ne s’affiche qu’au bout d’un moment), PUIS CLIQUER tout en haut SUR EBOOK !
Nota: l’ebook Kindle est à 2 euros pendant 1 mois, puis passera à 4 euros 50.

Informatique? Pensez « Pyrat.net » !

PYRAT.NET **Un _très bon_ prestataire informatique!**
Je viens d’être dépanné, pour ce blog qui était devenu inaccessible, par Pyrat.net , qui a su repérer à la racine du site un fichier qui bloquait le php (je vous passe les détails).
Jacques Pyrat est aussi un ami, et s’est révélé à nouveau un excellent professionnel (j’avais eu des contacts avec lui vers 2004, pour une affaire plus importante).
Allez visiter son site ! http://www.pyrat.net !

Le réveil charismatique (présentation)

Au cours de l’histoire du christianisme, de nombreux mouvements, de nombreuses « églises » ou communautés chrétiennes sont apparues et se sont malheureusement séparées les unes des autres, même si l’oecuménisme commence à progresser maintenant.

Cela dit, un événement bien particulier, unique, s’est produit en 1901 à Topeka, dans le Kansas, et a conduit en quelques dizaines d’années au développement d’un puissant courant au sein de la plupart des églises.

Cet événement, c’est la venue sensible de l’Esprit Saint sur un ensemble de fidèles, comme aux premiers temps de l’Eglise après la Pentecôte. D’où le nom du mouvement initial, « Pentecôtisme », qui a commencé à rassembler des chrétiens ayant vécu cette expérience d’effusion de l’Esprit; conduisant certains d’entre eux à parler des langues étrangères, d’autres à avoir des charismes tels que guérisons, connaissance de faits, etc., tels qu’ils sont énumérés dans les Actes des Apôtres et dans les lettres de Saint Paul.

Nous sommes maintenant au deuxième siècle de ce nouveau temps de l’Eglise: le mouvement charismatique s’est répandu dans la plupart des confessions chrétiennes. Mais il est souvent un peu à part, mal connu et mal compris par les autres chrétiens, même si le Pape Paul VI a déclaré en 1975 que ce mouvement est « une chance pour l’Eglise et pour le monde ».

On emploie parfois le mot « réveil » pour désigner ce mouvement:  les charismes miraculeux du Saint Esprit, qui étaient courants à l’époque des apôtres, redeviennent d’actualité.

Certains, parmi les chrétiens, ne croient pas à ce que les charismatiques affirment vivre, ou s’en méfient. Il est vrai que, avec l’enthousiasme de néophytes, certains nouveaux charismatiques en parlent autour d’eux d’une façon qui surprend ou rebute: on les prend pour des illuminés…

Les chrétiens ont toujours été invités à se laisser guider par l’Esprit Saint, et le font. Les saints, au long des siècles, ont vécu sous la conduite de l’Esprit et ont fait des miracles. La nouveauté apportée par le mouvement charismatique est cette « effusion de l’Esprit » proposée à tous, comme un deuxième baptême – d’où l’expression « baptême dans l’Esprit-Saint » , et aussi la prière régulière en « groupe de prière », au sein duquel  peuvent commencer à s’exercer les charismes.

Il peut falloir des années de fréquentation de chrétiens charismatiques pour se décider un jour à demander ce nouveau « baptême », qui est préparé, dans certaines communautés, par sept semaines  de réflexion et de prière.

La diversité des psychologies humaines, et la diversité des itinéraires, font qu’une personne peut être prête pour recevoir ainsi l’Esprit, et une autre pas; que l’une peut apprécier les gestes et attitudes habituels des groupes charismatiques, et d’autres au contraire être repoussés par eux. De même que parmi ceux qui ne croient pas en Dieu, certains peuvent à un moment donné rencontrer la foi, tandis que d’autres lui resteront hostiles tant les formes de la religion et le comportement de certains chrétiens les en auront écartés.

Chacun doit suivre son cheminement personnel; Dieu seul sait si, pour celui-ci ou celle-là, l’entrée dans cette vie dans l’Esprit prendra sa place dans son itinéraire spirituel; ou bien s’il fait partie de ceux pour qui elle n’aura pas lieu pendant son existence terrestre.

Quand on a reçu le baptême dans l’Esprit, au cours duquel on est invité à donner explicitement et totalement sa vie à Dieu, il peut falloir des mois pour commencer à en sentir les fruits, qui supposent naturellement une vie de prière solide, et la lecture assidue de Bible. On se sentira alors davantage guidé par l’Esprit; on brûlera davantage de charité pour les autres; éventuellement on recevra tel ou tel charisme. Mais la vie dans l’Esprit ne fait pas automatiquement des charismatiques des saints: ils gardent leur caractère, et leurs limites !

Langue étrangère: mieux que des fiches!

Je me remets ces temps-ci au chinois. J’avais eu du mal dans le passé à trouver une bonne méthode pour réviser efficacement le vocabulaire nouveau: j’utilisais de petites fiches recto-verso, avec le français d’un côté et le chinois de l’autre; mais je m’énervais, et je ne retenais pas bien.
En plus il faut dire que dans le cas du chinois il y a trois choses à associer, et non pas deux: l’idéogramme; son expression en pinyin; et la signification française (pour ceux qui ignorent tout du chinois, voir ici !).

Cette fois j’ai adopté la méthode suivante, qui est valable en fait pour toutes les langues: j’ajoute au fur et à mesure, dans un tableau word à lignes numérotées (en rouge sur l’image ci-dessous), les mots nouveaux. Il y a 5 ou 6 colonnes: le numéro, le sinogramme (terme préféré à idéogramme), le pinyin, le français, puis des commentaires ou liens.

Je fais ensuite une copie du fichier, de temps en temps (p.ex. après avoir ajouté 50 lignes nouvelles), et je la trie de trois façons différentes: selon le français; selon le pinyin, et selon les sinogrammes (si, si, Word sait faire quelque chose à ce sujet, et le résultat est intéressant); en permutant aussi la place des colonnes. A chaque fois je sauvegarde le résultat en pdf. J’obtiens donc 3 fichiers pdf.

Il reste alors, pour travailler l’un des ces fichiers, à cacher soigneusement les colonnes qu’il faut essayer de se rappeler. Pour cela je mets, par dessus le fichier à travailler, deux fichiers « blancs » décalés (voir image ci-dessous).

On voit sur l’image qu’il s’agit du fichier trié par mots français. Pour la troisième ligne et les suivantes, le sinogramme et la traduction sont masqués. Je fais « scroller » le fichier très lentement: on voit que pour le mot « accepter » le pinyin n’est pas encore visible. Quand j’aurai scrollé un peu plus, le pinyin apparaîtra, mais rien n’apparaîtra encore pour le mot suivant (acheter), et il faudra que j’essaie de me rappeler le sinogramme (et de le dessiner éventuellement sur un bloc de brouillon) avant de continuer à scroller et de voir le sinogramme; puis de scroller un peu plus et de voir le pinyin. Cela suppose évidemment un réglage précis des deux caches ; et ce n’est possible qu’en laissant un bon espace entre les lignes du document.
Ce qui est super, et sans quoi tout cela ne marcherait pas, c’est qu’on peut (sur Mac en tout cas, sans doute sur PC aussi), faire scroller le pdf alors que c’est le Word qui est au premier plan (« par dessus »). Il suffit de placer la souris au dessus du texte pdf, et de scroller très lentement avec la « roue » de la souris.

Le gros avantage de cette méthode, par rapport aux fiches, c’est qu’il s’agit finalement ici de lire paisiblement, aussi souvent que nécessaire (p.ex. deux fois par jour), tout ou partie d’un des trois fichiers, ou plusieurs des fichiers si on le veut. On sait les réponses ou on ne les sait pas, peu importe: en lisant régulièrement on apprend; surtout si on profite de sa lecture pour aller aussi consulter d’autres documents, etc.

PS: Pour varier l’ordre dans lequel se présentent les sinogrammes à réviser, j’utilise aussi des séries de nombres aléatoires (voir ici) et je trie les lignes selon une des séries que j’ai préparées.

PS 2 (3 juillet): Sur smartphone ou tablette, ces fichiers pdf peuvent être étudiés très facilement: il suffit de grossir pour ne voir qu’une colonne, et de faire glisser pour voir la réponse dans la colonne suivante !!

Tenez bon ! (Tenons bon !)

Pour la première fois, ce soir, j’ai pleuré sur l’Eglise. Les mots très justes de l’évêque de Beauvais dans son message aux religieux et religieuses de son diocèse y sont peut-être pour quelque chose.

On peut avoir l’impression que beaucoup de choses vont s’écrouler, maintenant. Et pourtant nous, simples paroissiens, et nos prêtres, nous ne sommes pas, a priori, responsables de ce qui se passe; et il est important que nous continuions à vivre de façon forte notre foi, et à la célébrer; ainsi qu’à témoigner par la charité (par l’amour, si vous préférez ce mot).

L’image de l’Eglise est fortement ternie: un cardinal est en prison, combien de jeunes et de femmes ont été abusés! Comme le mensonge a régné; et comme l’obéissance a été dévoyée!

Avancer dans la tempête, telle est notre mission. Prier, surtout! De toutes les formes de prière: pour ceux qui ont souffert et qui souffrent; pour ceux qui sont scandalisés; pour les coupables aussi, si nous nous en sentons la force. Pour l’Eglise: qu’elle retrouve le visage, simple et ardent, d’amoureuse du Christ qu’elle ne devrait jamais cesser d’être.

Prière d’union à notre Dieu.

Tenons bon, dans la prière!

« Ce genre de démon ne peut se chasser que par le jeûne et la prière » (Matthieu 17,21 ).

La Communauté du Chemin Neuf

Parfois, des amis à qui je parle de cette communauté ne la connaissent pas, ou pas beaucoup. Le texte ci-dessous la présente de façon résumée.

La Communauté du Chemin Neuf est une communauté religieuse catholique, comme les jésuites, les bénédictins, ou les soeurs dominicaines des campagnes. Elle a été approuvée par Rome.

Plusieurs de ses caractéristiques sont toutefois presque uniques:
– Elle comprend des hommes engagés au célibat, des femmes engagées au célibat, des couples engagés à vie, mais aussi des hommes, femmes et couples engagés seulement pour 3 ans renouvelables. La plupart des hommes engagés au célibat sont prêtres, et font alors partie de « l’Institut du Chemin Neuf », reconnu par Rome: ils ne sont pas prêtres diocésains (pas plus que les dominicains ou les jésuites etc.), mais certains d’entre eux sont éventuellement prêtés pour quelques années à des diocèses pour prendre en charge des paroisses.
– Les couples (engagés à vie ou pour 3 ans) vivent, les uns dans les maisons de la Communauté avec leurs enfants, et les autres dans leurs propres domiciles, en conservant leur activité professionnelle.
– La communauté est « catholique à vocation oecuménique »: elle comprend, outre les membres catholiques, un certain nombre de membres d’autres confessions chrétiennes, notamment réformés ou luthériens.

C’est une communauté charismatique, appuyée sur la prière et la vie dans l’Esprit-Saint, dans la ligne du Renouveau charismatique redécouvert par les chrétiens depuis le début du XX° siècle: « Baptême dans l’Esprit », dons spirituels, « chant en langues », etc. (voir par exemple cet article, sur le site d’une autre communauté charismatique, « L’Emmanuel ») .

La communauté est largement missionnaire: d’une part à travers des propositions s’adressant à diverses catégories de public (couples, jeunes, etc.), et d’autre part par son développement géographique, dans maintenant 26 pays de toutes les régions du monde.

Créée en 1973 par un groupe de quelques amis, elle comprend maintenant plus de 2000 membres, auxquels s’ajoutent les membres de la « Communion du Chemin Neuf » (s’engageant à donner quelques journées par mois au service de la communauté) et des activités telles que le réseau « Net for God », « Cana », des foyers d’étudiants, etc.

En France la Communauté a une trentaine d’implantations principales, dont les plus connues sont Tigery, en banlieue parisienne, et Hautecombe en Savoie, où se déroule notamment chaque été un Festival international des jeunes.
Voir le site web de la Communauté.

« Haut potentiel »?

Je vois, sur la page Facebook d’un ami, une longue liste de caractéristiques que devraient avoir les personnes dites à « haut potentiel ».

Mais je ne comprends pas bien de quoi il s’agit: simplement de surdoués? Il y en a de toutes sortes. Ou bien, comme je l’ai cru d’abord, des caractéristiques attendues par une entreprise quand elle recrute un cadre « très supérieur »?

Dans le cadre de cette 2° hypothèse, j’ai listé ci-dessous, un peu en vrac, un certain nombre d’aspects/qualités qui me semblent à prendre en compte. C’est rédigé très vite.

Et d’abord j’essaie de classer (une des qualités: savoir organiser un dossier, répartir en plusieurs sous-sujets; distinguer – mot important):

Qualités intellectuelles: qualités d’analyse et de synthèse; savoir séparer les questions; savoir parcourir très vite un dossier, mais aussi s’arrêter aussi longtemps que nécessaire sur certains aspects; curiosité; voir large et loin (antennes tous azimuts); intelligence des sens multiples des mots et des divers sens possibles de ce que quelqu’un a dit; savoir recentrer un sujet (de quoi parle-t-on?); reconnaître qu’on ne comprend pas; savoir résumer.

Qualités affectives: finesse; sentir les sous-entendus; se sentir concerné; pouvoir encaisser des coups; être équilibré; capacité d’adaptation; trouver du plaisir à ce que l’on fait!

Qualités humaines: regarder les gens; sentir leurs réactions; écouter; savoir trouver ce qu’il y a de juste dans ce que dit l’autre; rester amical. Savoir bien se faire comprendre; expliquer. Facilité d’adaptation (qui serait peut-être à classer ailleurs).

Qualités de management: avoir une vision large; être un « hélicoptère » (monter haut pour voir l’ensemble, et redescendre dans les détails du terrain); savoir prendre des décisions; expliquer/communiquer efficacement; faire adhérer/motiver les collaborateurs; savoir être très rapide!

Etc.

Sans oublier ce que propose Joseph Folliet:  savoir rire de soi même!
« Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes: ils n’ont pas fini de s’amuser! »

Je découvre – 12 mars – un article détaillé sur les qualités requises pour progresser vers les sommets dans les grands cabinets:
https://theconversation.com/carrieres-les-cles-pour-reussir-a-acceder-au-top-management-dans-les-cabinets-de-conseil-112073