Covid-19: Un point d’étape

Comme le dit un article récent d’Atlantico, « Plus de 23 000 articles scientifiques ont été écrits sur la Covid-19, mais nous ne savons toujours pas: comment le virus peut se propager dans l’air, quel est le rôle des enfants dans la transmission, la durée de l’immunité ou bien encore combien de personnes ont été infectées ». Certains chercheurs disent que l’immunité après guérison est sans doute longue; mais il semble qu’il y ait des gens que l’on croyait guéris et qui retombent gravement malades…

J’ai souhaité faire un point, « pour moi », au moment où on sort presque du confinement (seule la région parisienne reste en rouge, mais nous pouvons aller à plus de 100 km !). Dire en somme comment je perçois les choses à la date d’aujourd’hui. Ce sera intéressant de relire cela dans un ou deux ans, lorsque peut-être nous en saurons plus; et aurons un vaccin, qui sait?

D’abord l’historique en ce qui nous concerne, moi et Catherine: nous étions en province vers le 12 mars quand il est apparu que le nombre de trains pour rentrer allait diminuer; nous avons raccourci notre séjour, et avons eu une des dernières places disponibles sur un des derniers trains, le dimanche 15. Le TGV a pris de nombreux voyageurs en surnombre.. Nous étions donc tassés. Le virus était-il dans le train? Nous l’ignorons bien sûr, mais à l’époque personne n’était masqué. Le confinement officiel a commencé le mardi 17 mars, et s’estompe maintenant, en ce week-end de fin mai, après 2 mois et demi.

Parlons d’abord de l’action du gouvernement, et des réactions orales ou « de fait » des français. Je suis sans doute trop docile, mais j’ai trouvé la communication et l’action du gouvernement assez bonnes, voir très bonnes. Est-ce que ma – petite – expérience des administrations centrales joue un rôle? Je sais combien les problèmes – et les structures – sont complexes, et donc je serais facilement indulgent. Et avoir une communication publique complètement cohérente est extrêmement difficile, dès qu’on quitte les grandes décisions prises au niveau central pour entrer dans le détail.

Il me semble, cela dit, que sur des questions comme « faut-il porter un masque? », c’est à dire « à quoi sert le masque? » (quel masque, d’ailleurs?), ce qui a été dit au début était très flou, voire contradictoire. Et peut-être ceux qui parlaient savaient-ils (ou croyaient savoir) que l’on manquait de masques…

J’apprécie assez peu, je dois dire, les attitudes critiques systématiques contre le gouvernement (même s’il n’est pas forcément de ma tendance politique). Les français sont incorrigibles, sans parler de ceux qui mentent délibérément.

Car chez les politiques ou certains scientifiques, on trouve parfois ce qui semble être de la mauvaise foi, comme le montre par exemple l‘analyse faite par France Info d’une intervention largement médiatisée.

Venons-en au technique et au médical: que sait-on? Où en est-on.

Les problèmes techniques sont difficiles à expliquer. Le dernier exemple en date est celui de l’application « Stop-Covid », qui est prévue pour entrer en fonction dimanche. Son principe est assez subtil, et donc on constate que beaucoup de gens n’ont absolument pas compris comment elle fonctionne et se répandent en des posts définitifs « Si vous l’installez, effacez-moi d’abord de votre téléphone! » Désolant, mais tristement compréhensible.

Les problèmes scientifiques de base sont bien résumés par l’article que j’ai cité en premier. Mais il y a des choses que l’on pense savoir; notamment que les gens peuvent être contagieux (les deux premières semaines) sans le savoir; et même ensuite être malades sans signes aucun (donc idem sans le savoir); et rester contagieux ensuite pendant un temps non connu! .

Et que c’est pour cela qu’il faut porter un masque: pour protéger les autres. On voit que beaucoup de gens ne l’ont pas compris; ou s’en fichent (égoïsme)!

A suivre ! Rendez-vous après l’été !

Une réflexion au sujet de « Covid-19: Un point d’étape »

  1. Ph.Lestang Auteur de l’article

    L’intervention analysée par France Info porte sur un problème apparemment plus complexe, et de nombreuses critiques de l’étude du Lancet sont apparues depuis que j’ai écrit mon texte.
    Un problème que je n’ai pas mentionné, et qui semble majeur, est que les grosses sociétés du business pharmaceutique ne veulent pas que la Chloroquine, bon marché, les prive de ventes juteuses…

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