Langue étrangère: mieux que des fiches!

Je me remets ces temps-ci au chinois. J’avais eu du mal dans le passé à trouver une bonne méthode pour réviser efficacement le vocabulaire nouveau: j’utilisais de petites fiches recto-verso, avec le français d’un côté et le chinois de l’autre; mais je m’énervais, et je ne retenais pas bien.
En plus il faut dire que dans le cas du chinois il y a trois choses à associer, et non pas deux: l’idéogramme; son expression en pinyin; et la signification française (pour ceux qui ignorent tout du chinois, voir ici !).

Cette fois j’ai adopté la méthode suivante, qui est valable en fait pour toutes les langues: j’ajoute au fur et à mesure, dans un tableau word à lignes numérotées (en rouge sur l’image ci-dessous), les mots nouveaux. Il y a 5 ou 6 colonnes: le numéro, le sinogramme (terme préféré à idéogramme), le pinyin, le français, puis des commentaires ou liens.

Je fais ensuite une copie du fichier, de temps en temps (p.ex. après avoir ajouté 50 lignes nouvelles), et je la trie de trois façons différentes: selon le français; selon le pinyin, et selon les sinogrammes (si, si, Word sait faire quelque chose à ce sujet, et le résultat est intéressant); en permutant aussi la place des colonnes. A chaque fois je sauvegarde le résultat en pdf. J’obtiens donc 3 fichiers pdf.

Il reste alors, pour travailler l’un des ces fichiers, à cacher soigneusement les colonnes qu’il faut essayer de se rappeler. Pour cela je mets, par dessus le fichier à travailler, deux fichiers « blancs » décalés (voir image ci-dessous).

On voit sur l’image qu’il s’agit du fichier trié par mots français. Pour la troisième ligne et les suivantes, le sinogramme et la traduction sont masqués. Je fais « scroller » le fichier très lentement: on voit que pour le mot « accepter » le pinyin n’est pas encore visible. Quand j’aurai scrollé un peu plus, le pinyin apparaîtra, mais rien n’apparaîtra encore pour le mot suivant (acheter), et il faudra que j’essaie de me rappeler le sinogramme (et de le dessiner éventuellement sur un bloc de brouillon) avant de continuer à scroller et de voir le sinogramme; puis de scroller un peu plus et de voir le pinyin. Cela suppose évidemment un réglage précis des deux caches ; et ce n’est possible qu’en laissant un bon espace entre les lignes du document.
Ce qui est super, et sans quoi tout cela ne marcherait pas, c’est qu’on peut (sur Mac en tout cas, sans doute sur PC aussi), faire scroller le pdf alors que c’est le Word qui est au premier plan (« par dessus »). Il suffit de placer la souris au dessus du texte pdf, et de scroller très lentement avec la « roue » de la souris.

Le gros avantage de cette méthode, par rapport aux fiches, c’est qu’il s’agit finalement ici de lire paisiblement, aussi souvent que nécessaire (p.ex. deux fois par jour), tout ou partie d’un des trois fichiers, ou plusieurs des fichiers si on le veut. On sait les réponses ou on ne les sait pas, peu importe: en lisant régulièrement on apprend; surtout si on profite de sa lecture pour aller aussi consulter d’autres documents, etc.

PS: Pour varier l’ordre dans lequel se présentent les sinogrammes à réviser, j’utilise aussi des séries de nombres aléatoires (voir ici) et je trie les lignes selon une des séries que j’ai préparées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *