Un billet au hasard: "Approches ", finalement c'est quoi?
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    « Nommer correctement » (RER D ou autres sujets…)

    Qu’il s’agisse d’informer les utilisateurs ou de modéliser informatiquement, nommer, de façon claire et non ambigüe, est fort souhaitable.
    Cela s’applique à tout domaine de réflexion – philosophique, économique ou autre, mais aussi à l’information et à l’informatique. Un problème mal modélisé risque fort d’être mal résolu, suivant le célèbre adage informatique « Garbage in » – « Garbage out » (mettez de la m. en entrée, vous aurez de la m. en sortie…).

    Je prendrai tout bêtement l’exemple des trajets banlieue Paris-Melun et Paris-Corbeil, dont une partie des trois itinéraires différents (desservant donc des stations différentes) est désignée – au moins sur les cartes proposées sur le web – par la dénomination commune « RER D2 »; d’autres trains allant à Corbeil ayant, sur les cartes, l’appellation « RER D4 » ….

    Je sais bien qu’en pratique les voyageurs doivent se référer à de charmantes appellations telles que DOCA. FACA, POMU, PUMA, POME, DICA, POMA et j’en passe. Mais allez expliquer cela par téléphone à quelqu’un qui ne connaît pas la gare de Lyon banlieue…

    Pour ma part cependant, ce n’est pas cet angle pratique qui m’a frappé, mais l’angle informatique et statistique (eh oui:-) : sur un tableau donnant le « palmarès des lignes noires » des trains de banlieue, on peut constater que les RER D de la branche sud sont groupés en deux catégories sous les noms de « D2 » et « D4 ».
    Un détail sans doute, diront certains, et je pinaille …

    Mais outre que, par des personnes qui me sont chères, je suis personnellement concerné, ce sont mes réflexes d’informaticien et de modélisateur qui ont joué: un problème mal décrit risque fort d’être mal modélisé. Et une modélisation informatique mal faite  peut créer de gros problèmes!  D’une part éventuellement en millions d’euros, quand il faut refaire toute la programmation informatique qui en découle; mais aussi en conséquences humaines pour les usagers, dans certains cas.

    D’accord, mon exemple n’est pas forcément le meilleur… Mais qui sait? La réflexion sur l’amélioration de la desserte RER de la banlieue dépend peut-être aussi d’une bonne analyse des « ingrédients » à mettre dans la moulinette utilisée par les équipes qui réfléchissent à cette amélioration.

    Amis modélisateurs, qu’en pensez-vous?

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