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    Auto-édition: un essai chez « Books on Demand » (« BoD »)

    L’auto-édition ne doit pas être confondue avec l’édition à compte d’auteur, dans laquelle on paie, parfois cher, pour que votre livre soit publié.
    « Books on Demand » se situe dans la même catégorie que le classique « Lulu » et que Amazon Createspace: vous préparez votre texte en respectant certaines caractéristiques de format, puis l’entreprise l’imprime pour vous, crée aussi éventuellement une version électronique, et s’occupe – plus ou moins – de la distribution; c’est vous l’éditeur, mais vous devez donner – ou non selon les entreprises – une exclusivité de la distribution au prestataire/imprimeur.

    Amazon-CreateSpace est assez connu; ma femme Catherine y a publié 5 livres que je vous recommande. Une des limites de l’approche d’Amazon est qu’il n’est pas possible de commander dans une librairie les livres ainsi créés, car aucun système de marge adapté aux libraires n’est prévu en France; à noter aussi que le site Internet sur lequel on prépare la mise en page est en anglais.

    J’ai voulu tester un autre prestataire et ai choisi « Books on Demand » (« BoD » ), qui m’a semblé assez sérieux, pour imprimer un petit livre intitulé « Un dossier sur Puissance de la louange » .
    BoD a des formats de livres un peu particuliers, de sorte qu’il est utile d’installer sur votre ordinateur une sorte de driver d’imprimante qu’ils proposent, et de s’en servir pour définir le format de votre manuscrit (menu « Format/document »). Ensuite vous imprimez en pdf et vous le leur envoyez.
    Après le choix du prix de vente – donc de la marge (beaucoup de liberté) – et le choix de la couverture, plusieurs semaines sont nécessaires pour l’impression et la création de l’e-book sous divers formats (Kindle, Google Play Store, Apple iBooks, ePub). Le temps de transport des exemplaires imprimés depuis l’Allemagne est également assez long. Amazon, lui, ne prévoit que son propre format d’e-book, pas d’ePub ou autre.
    La conversion eBook faite par BoD est excellente, avec table des matières etc. Bien mieux que ce que j’avais été amené à faire moi-même, pour un autre livre, chez Createspace.

    Un certain nombre de prestations complémentaires sont gratuites, dont le dépôt à la BNF, et une forme de service de presse (envoi gratuit du livre aux journalistes qui le demandent – mais rien à voir avec la réactivité d’un vrai service de presse d’éditeur!);     le livre est inscrit par BoD auprès de DILICOM, une des bases de données utilisées par les libraires (pour l’inscription à Electre etc., voir éventuellement ce billet de blog , en partie contredit cependant par ce texte). Un libraire peut donc commander le livre avec une marge standard (lui signaler que c’est dans une catégorie à part chez DILICOM); le délai pour recevoir le livre est de plusieurs semaines !  Amazon aussi  le diffuse (on peut même le feuilleter). BoD verse à l’auteur tous les trimestres le pourcentage prévu sur les ventes.

    Le prix d’inscription à BoD pour chaque livre est de 19 euros, une fois pour toutes (*).  Chez Amazon par contre on ne paie rien. Chez BoD, on peut être en contact par téléphone aussi souvent qu’on le veut avec une interlocutrice compétente, et c’est bien agréable.

    Le contrat d’exclusivité de BoD, que l’on peut annuler avant chaque échéance annuelle, couvre la diffusion de la version dans la langue d’origine. Les traductions éventuelles sont gérées librement par l’auteur, soit chez d’autres éditeurs, soit sous forme de contrats séparés chez BoD.
    Une fois le contrat avec BoD révoqué, l’auteur est libre de publier le même texte ailleurs, en changeant toutefois le numéro ISBN.

    Contrairement à ce que j’avais écrit dans une première version de ce texte, un libraire peut commander un ensemble d’exemplaires, par exemple pour un salon, par SODIS, puis renvoyer les invendus  (« sous condition », c’est à dire en proportion raisonnable); ce qui semble ne pas être le cas d’autres offres d’auto-édition.

    On peut acheter le livre en ligne chez quelques sites, dont Chapitre.com (qui annonce un délai de 7 jours), Amazon (qui annonçait au début un délai de « 2 à 5 semaines » mais en a maintenant en stock), et aussi sur le site de Bod.

    Au total le principe me paraît assez satisfaisant – plus complet qu’Amazon et assez souple – et j’envisage éventuellement de publier d’autres livres par le même type de canal.

    ———

    (*) Toutefois si, ayant p.ex. découvert des erreurs, on modifie le manuscrit (édition révisée – très facile à réaliser par le même processus), il faut repayer 19 euros.

    2 réponses à “Auto-édition: un essai chez « Books on Demand » (« BoD »)”

    1. Ph.Lestang dit :

      Deux ou trois points restent à préciser pour les salons du livre:
      – normalement le libraire ne paie qu’après le salon, après retour des invendus; et y a-t-il des frais pour l’envoi des livres.
      – Les délais de fabrication chez BoD sont assez longs… Pourrait-il arriver que le libraire reçoive les livres… après le salon??
      Une solution beaucoup plus sûre est évidemment que ce soit l’auteur qui fournisse au libraire les exemplaires.

    2. Philippe LESTANG dit :

      Mon libraire ayant du mal à trouver comment commander sur Internet (« on me dit toujours « 0 exemplaire »), un ami me précise qu’il faut qu’il commande par la SODIS.

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