Un billet au hasard: L'homme "augmenté" arrive !
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    Quelques conseils pour l’animation des chants

    Ayant plusieurs années d’expérience de l’animation des chants dans ma paroisse, j’ai rédigé une petite fiche proposant des conseils pour l’animateur. Cette fiche complète en quelque sorte celle que j’ai rédigée par ailleurs sur la proclamation de la parole.

    Il s’agit d’une première version: vos commentaires et ceux des paroissiens m’aideront à l’améliorer.

    Voir Quelques conseils pour l’animation des chants .

     


    Pardon de Dieu, réconciliation

    Nous avons reçu des invitations pour une soirée « de réconciliation et de guérison » qui a lieu ce soir. Une amie me demande, et c’est un peu une critique de sa part: « Faut-il demander pardon pour être guéri? Jésus attendait-il que les gens demandent pardon avant de les guérir? »

    Moi, ce qui me gêne dans ces demandes de pardon et ces « réconciliations », c’est que ma relation à Dieu n’est pas une relation où je lui demande pardon (il connaît mon coeur et mon souhait d’aller vers lui), et où j’ai besoin d’être réconcilié avec lui (pas plus qu’un enfant n’a besoin d’être réconcilié avec sa mère).

    Je me reconnais pécheur, oui, extrêmement pécheur, très loin de l’amour immense que Jésus veut mettre en moi comme en chacun de nous pour que nous rayonnions de sa bonté. Mais je suis (du verbe « suivre ») patiemment, comme un enfant, le chemin qu’il me propose et dont je sens qu’il monte vers Lui; et il n’y a pas vraiment place, dans ce chemin, dans cette spiritualité, pour une demande de pardon à Dieu.
    C’est la même chose pour la « réconciliation »: j’essaie de vivre en Dieu tous les jours, et, pour parler un instant avec le même humour que mon amie, je ne suis pas fâché contre Dieu, ni ne pense qu’il soit fâché contre moi…

    Alors: reste le péché. Reconnaître que je suis pécheur, et me « lover » (joli mot!) dans les bras de Dieu et dans son amour.

    Certes, il y a sans doute des gens pour qui demander pardon à Dieu a un sens, dans leur chemin spirituel du moment. Je crains que souvent ce soit parce que leur attitude est volontariste, et qu’ils s’accusent de ne pas avoir fait assez « d’efforts » (alors qu’il s’agit de se laisser agir par Dieu).
    Et il y a aussi, c’est autre chose (?), des gens qui ont besoin de se réconcilier avec eux-mêmes…

    Personnellement je parlerais donc de soirée « de prière » (ou « de louange »!) et de guérison. Et au début de la messe, je ne dirais jamais « demandons pardon »; mais toujours « reconnaissons que nous sommes pécheurs ».


    Comprendre un philosophe, et comprendre un homme…

    En commençant à étudier quelques livres de Jean-Luc Marion en vue d’une conférence qu’il fera en janvier (*),  je me suis rendu compte que comprendre un philosophe, c’est un peu comme apprendre une langue étrangère: il faut se plonger dans le bain, sans comprendre grand chose au début; puis on repère peu à peu des ilots de sens, etc. en parcourant et reparcourant les mêmes textes pour essayer de cerner quelques idées.

    Il me semble en outre que les textes d’un philosophe ne peuvent être bien compris si on a une certaine affinité avec sa démarche, que l’on a fini par percevoir un peu à force de parcourir des textes de lui ou sur lui….

    Dans un bref texte sur mon site, je reprends ces idées et les applique aussi… aux relations avec tout homme !

    Voir http://www.plestang.com/red/a287.php.

    (*) Mercredi 7 janvier 2015 à  20h30 à Gif sur Yvette 91, Espace du Val de Gif: « Connaître des choses et connaître des objets » . Libre participation aux frais.