Dieu (« Notre Père ») accueille les pécheurs

A la messe dimanche, une de nos amies n’est pas allée communier.
Elle en veut beaucoup à quelqu’un m’a-t-on dit, et a sans doute en elle des sentiments violents.

Ma réaction: Jésus est justement là pour nous accueillir, pour nous soutenir. Quand on est dans la misère – et une attitude comme la colère en est une – rien de tel que de se tourner vers son père, vers son Dieu, dont on sait que l’amour infini est là pour nous accueillir tels que nous sommes. Rien de tel que de recevoir le soutien de la communion, pour que l’amour de Dieu se développe en nous.
Jésus n’est pas venu pour les bien portants mais pour les pécheurs.

Le problème, c’est … le Notre Père! Il y est dit que Dieu nous pardonnera comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés (texte grec: « qui ont des dettes envers nous »).

Je découvre donc qu’une certaine interprétation du Notre Père peut avoir des conséquences dramatiques.
Il peut y avoir des gens qui, parce qu’ils sont loin de pouvoir pardonner, considèrent que Dieu ne leur pardonne pas non plus, et donc qu’ils ne peuvent pas aller communier…

Parce que Dieu serait « fâché »? Parce que Dieu fait du « donnant-donnant »? Ou parce qu’on a toujours associé, dans l’église, la confession à la communion?

Ce « comme » (« comme nous pardonnons ») se trouve aussi dans plusieurs autres textes: « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »; « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »; « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés  » Il montre une direction!

Dommage qu’on ne puisse pas modifier le texte de « la prière du Seigneur ». J’aurais bien dit quelque chose comme:

« Tu nous donnes chaque jour ta grâce qui nous soutient (c’est le plus important des « pains quotidiens »)
Tu nous accueilles dans ton coeur aimant, et nous invites à pardonner ».

Noter que ce ne sont plus des demandes: car le Seigneur donne! Ce sont des affirmations de foi; de gratitude.
Sujet qui sera sûrement à poursuivre.

Une réflexion au sujet de « Dieu (« Notre Père ») accueille les pécheurs »

  1. Ph.Lestang Auteur de l’article

    Compte tenu de l’Evangile du jour, le pape François a fait ce même jeudi 20 juin une homélie sur le Notre Père (Voir ici). Homélie « familière » comme toujours, où il dit des choses que d’un certain point de vue je peux comprendre, mais qui sont quand même étranges, voire ennuyeuses: « Vous ne pouvez pas prier avec des ennemis dans votre coeur »…
    Ah bon, et alors quand est-ce qu’on prie? Et pourquoi prie-t-on, sinon justement pour demander que Dieu nous apprenne à aimer? Le pape le dit d’ailleurs à la fin: Il faut demander à l’Esprit Saint de nous apprendre à prier.
    Le centre de son argumentation concerne les mots « Notre Père »: on ne peut dire « notre » que si on admet que Dieu est notre père à tous…
    Heureusement que Dieu est moins difficile.

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