Un billet au hasard: "Expériences de mort provisoire"
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    Dieu (« Notre Père ») accueille les pécheurs

    A la messe dimanche, une de nos amies n’est pas allée communier.
    Elle en veut beaucoup à quelqu’un m’a-t-on dit, et a sans doute en elle des sentiments violents.

    Ma réaction: Jésus est justement là pour nous accueillir, pour nous soutenir. Quand on est dans la misère – et une attitude comme la colère en est une – rien de tel que de se tourner vers son père, vers son Dieu, dont on sait que l’amour infini est là pour nous accueillir tels que nous sommes. Rien de tel que de recevoir le soutien de la communion, pour que l’amour de Dieu se développe en nous.
    Jésus n’est pas venu pour les bien portants mais pour les pécheurs.

    Le problème, c’est … le Notre Père! Il y est dit que Dieu nous pardonnera comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés (texte grec: « qui ont des dettes envers nous »).

    Je découvre donc qu’une certaine interprétation du Notre Père peut avoir des conséquences dramatiques.
    Il peut y avoir des gens qui, parce qu’ils sont loin de pouvoir pardonner, considèrent que Dieu ne leur pardonne pas non plus, et donc qu’ils ne peuvent pas aller communier…

    Parce que Dieu serait « fâché »? Parce que Dieu fait du « donnant-donnant »? Ou parce qu’on a toujours associé, dans l’église, la confession à la communion?

    Ce « comme » (« comme nous pardonnons ») se trouve aussi dans plusieurs autres textes: « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »; « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »; « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés  » Il montre une direction!

    Dommage qu’on ne puisse pas modifier le texte de « la prière du Seigneur ». J’aurais bien dit quelque chose comme:

    « Tu nous donnes chaque jour ta grâce qui nous soutient (c’est le plus important des « pains quotidiens »)
    Tu nous accueilles dans ton coeur aimant, et nous invites à pardonner ».

    Noter que ce ne sont plus des demandes: car le Seigneur donne! Ce sont des affirmations de foi; de gratitude.
    Sujet qui sera sûrement à poursuivre.


    Débats catholiques-athées (site « Strange Notions »)

    Le site américain strangenotions.com, récemment créé, entreprend un dialogue paisible entre catholiques et athées; un dialogue de qualité.

    J’écrirai, sur ce blog ou ailleurs, des commentaires sur mes lectures de ces débats. Curieusement je n’ai pas vu de date sur les articles; mais les commentaires – souvent très nombreux, et que je n’ai pas le temps de lire – donnent la date approximative.

    Voici déjà une remarque sur l’argumentation d’un des derniers textes.

    La réponse (d’un catholique) à un texte de Chana Messinger (athée) note qu’il y a dans le Christianisme des affirmations qui ne peuvent pas être vérifiées par « la science » (en fait par les « sciences dures »), et qui relèvent de l’histoire. Et donc que, en l’absence d’une machine à voyager dans le temps, nous ne pouvons pas vérifier l’affirmation fondamentale des chrétiens: « Christ a vécu, il est mort, puis est ressuscité. »

    Mon commentaire est que, même si nous avions été présents auprès des apôtres, nous n’aurions peut-être pas vu le Christ, qui ne s’est pas montré à tout le monde !

    Et ce dont il s’agit fondamentalement, c’est de croire ou non des témoins. Le problème n’est pas ici l’application de telle ou telle science à un phénomène, mais le cadre de pensée a priori de chacun.

    Comme je le dis dans mon livre « Le fait Jésus », qu’est-ce qui fait que nous acceptons de croire ou de ne pas croire tel ou tel fait que l’on nous rapporte? 
    Nous ne croyons pas un fait lorsque nous le jugeons impossible. Nous croyons savoir ce qui est possible ou pas. Alors que l’esprit de la science devrait être juste le contraire, dans la ligne de Claude Bernard: modifier ce que nous croyons possible, … en fonction de ce qui semble vrai!

    La question, en toute affaire humaine, est de savoir si on croit les témoins ou pas: par exemple quand quelqu’un en qui nous avons confiance nous rapporte quelque chose de complètement « invraisemblable ». Et qui pourtant est peut-être vrai.

    On est ici dans la psychologie, dans la relation entre les personnes, et dans la liberté individuelle. Pas dans la simple « vérification historique ».

    Les disciples ont vu le Christ ressuscité; ils en sont certains. A nous de les croire ou pas…