« On ne sait pas ce que c’est que la mort »

Grâce à un texte de Bernard Feillet (« La nuit et le fou »), je retrouve cette citation de Julien Green:
« On ne devrait pas condamner à mort, parce qu’on ne sait pas ce que c’est que la mort »

Je me rappelle avoir cité cette phrase à quelqu’un vers 1982, à une époque où je n’étais pas pratiquant ni vraiment chrétien, mais en recherche et ouvert. Visiblement la personne n’avait pas compris: pour elle c’était « un sophisme ».

Hé non! Qui est sûr qu’il n’y a rien après la mort? Et d’où tire-t-on cette certitude? Le contraire paraît de plus en plus possible, avec la multiplication des témoignages de « NDE » (ou « EMI » en français: expériences de mort imminente).

Donc envoyer quelqu’un dans la mort, pour une société, c’est un peu comme mettre les miettes sous le tapis: on se cache le problème, mais on ignore totalement quelles sont les conséquences « réelles » dans l’au-delà, que l’on pollue ainsi!

Bon, je n’en fais pas une affaire, il y a bien des problèmes « plus immédiats » dont il serait bon que la société s’occupe. Mais cette phrase est un peu un « marqueur », comme on dit: il y a ceux qui la comprennent, et ceux qui ne la comprennent pas.

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