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    Jésus, comme au milieu de nous à la messe

    Je viens d’écrire un petit texte que je ne sais où classer; alors je lui ai créé une page nouvelle sur le site; voir: « Jésus, homme parmi les hommes »


    Découverte de Lucien Jerphagnon

    A propos des relations entre les personnes de la Trinité, Vladimir Jankélévitch disait semble-t-il: « Autant se demander si Dieu est blond ou brun ». Je lis cela dans un livre d’entretiens paru l’an dernier entre Christiane Rancé et Lucien Jerphagnon (De l’amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles – Albin Michel 2011).
    Ce livre pétille de remarques ou de citations savoureuses, comme cette description d’un théologien « montant et démontant l’ensemble (des personnes de la Trinité) tel un enfant jouant au Meccano ». Ou, de Jean d’Ormesson: « Avec le Christ, l’impossible savoir s’est changé en amour ». Et de Mauriac, dans L’Agneau: « Dès qu’un livre parlait de Dieu, Xavier ne reconnaissait rien de l’Etre à qui lui-même parlait ».
    Le titre du dernier livre de Jerphagnon est « Connais-toi toi-même », avec comme sous-titre: « … Et fais ce que tu aimes ». Tout un programme.


    « L’authenticité de la foi »

    Un blog américain me fait découvrir le livre de Richard Beck The Authenticity of Faith: The Varieties and Illusions of Religious Experience.
    C’est une longue étude, à partir des objections de Freud et autres auteurs non chrétiens au sujet du caractère non rationnel de la foi, de la façon dont il faudrait changer l’apologétique; en effet « beaucoup de ceux qui sont hostiles à la foi sont convaincus que les croyants sont imperméables à tout argument rationnel et aux évidences empiriques ».
    Intéressant car, vu depuis ma lucarne personnelle, j’ai parfois la conviction symétrique en ce qui les concerne!

    Voir présentation du livre ici (en).

    Un extrait gratuit est téléchargeable sur le site Amazon.fr. On peut ainsi s’en faire déjà une bonne idée.


    Vie et mort des blogs (et des sites)…

    Parlons de vie tout d’abord!
    Je crée encore un nouveau blog: « Bibliques »; il s’ajoute à ce blog-ci et au blog « Charismatiques only 🙂 ».
    Ce blog « Bibliques » me permettra, presque au fil de la plume, de noter les remarques – principalement sur la Bible – que j’entends, lis, ou me fais à moi-même. Presque des tweets.

    Il y a bientôt quatre ans, j’avais abandonné mon ancienne page d’accueil et un certain nombre de blogs tournant autour. Je pensais pouvoir concentrer mes réflexions sur un nouveau site, et c’est vrai que le site actuel permet de nombreux contenus divers; mais il est moins bien adapté à des notes brèves.

    Parmi les anciens sites et blogs, il y a aussi le blog « Au fil des heures », créé puis interrompu en 2011, car faisant un peu double emploi avec celui-ci.

    Les anciens sites contiennent toujours des richesses, et notamment bien sûr le site « Choisis d’aimer », qui fut mon site principal pendant de nombreuses années.


    « Un adepte qui ne pose plus de questions »

    Une citation d’Albert Jacquard (dont je ne connais pas la source):
    « Est fanatique celui qui est sûr de posséder la vérité. Il est définitivement enfermé dans cette certitude; il ne peut donc plus participer aux échanges; il perd l’essentiel de sa personne. Il n’est plus qu’un objet prêt à être manipulé. C’est là le péché fondamental des religions: faire des adeptes qui ne posent plus de questions. »

    La plupart des « chrétiens intelligents » ne se reconnaîtront pas dans ce texte assez dur – que l’on pourrait d’ailleurs appliquer aussi à d’autres groupes humains, tels que les militants politiques, ou certains athées… (Mais ne s’agit-il pas, là encore, de « communions humaines », selon le joli mot qu’utilise Régis Debray).

    Pourtant la critique vise juste, et ne concerne pas que ceux qui sont « sûrs de posséder la vérité »: on peut aussi refuser le dialogue par peur!

    « Participer aux échanges », comme dit Albert Jacquard, est en effet une façon de vivre en fraternité avec les autres hommes.
    Et être ouvert aux questions fait partie de l’ouverture en général, qui est une des conditions de la vie.


    L’homme préhistorique péchait il?

    Le péché a-t-il commencé avec le premier hominidé?
    François Euvé, dans son livre Crainte et tremblement, une histoire du péché, rappelle (pp.296-297) que « la mort est une fonction biologique qui fait partie du vivant », donc indépendante de tout péché de l’homme. Et il écrit, à propos du « péché des origines » décrit par la Bible: « Le récit de la Genèse fait remonter le péché actuel au commencement du temps ».
    Gustave Martelet (dans Libre réponse à un scandale) précise: « Ce péché est historique dans sa portée, il ne l’est pas dans sa facticité ». Les deux sont donc d’accord qu’il n’y a pas eu de « péché d’Adam ».
    Euvé développe: « C’est la situation historique de l’homme que le récit veut éclairer (..) L’individu (..) hérite d’un passé; (..) il n’en est pas totalement indemne. »
    Nous naissons dans un milieu pécheur. C’est un des aspects de ce que l’on appelle en général le « péché originel » (« de naissance »), par opposition à l’hypothétique « péché des origines » qui n’existe pas.

    Mais aussi nous sommes pécheurs de part nos limites humaines: comment nos besoins fondamentaux ne se traduiraient-ils pas par des égoïsmes, voire des violences? On pourrait dire que l’égoïsme est nécessaire au développement de la personnalité! (Et ensuite la sainteté nous permet d’en sortir peu à peu).

    Pour en revenir au titre de ce billet, puisque certains théologiens (pas ceux précités) semblent penser qu’il y a eu un jour un homme qui a fait les premiers péchés, une question simple serait d’essayer d’analyser en quoi l’homme préhistorique péchait ou ne péchait pas !
    Or cela n’a aucun sens pour moi: il était brutal, évidemment; était-ce un « péché »?

    Et je me suis rappelé Saint Paul, indiquant que « je n’ai connu le péché que par la Loi » (Rom 7,7).
    C’est bien cela: la Révélation de Dieu, commencée par la Loi juive, nous permet de prendre conscience de nous-mêmes, de quitter vraiment le stade animal pour entrer dans une transformation de notre être.

    La révélation du péché, par la Loi et par Jésus, c’est le début du chemin montant vers l’amour infini.


    Remettre, délier

    Plusieurs passages d’évangile évoquent, soit la notion de « rançon », soit celle de « pardon » des péchés.

    Ainsi Matthieu 20,28 est généralement traduit par « le fils de l’homme (est venu).. pour donner sa vie en rançon pour une multitude ». Le terme grec utilisé signifie « délier » ! Eh oui, nous sommes liés par le péché, incapables d’en sortir.
    Mais Jésus nous délie. Le mot « rançon » me semble à éviter.

    En Matthieu 26.28, lors de l’institution de l’eucharistie, ce que dit Jésus est généralement traduit: « .. sang versé pour le pardon des péchés ». Le terme grec signifie remise !
    Il nous remet gratuitement ce que nous ressentons comme nos dettes. Idem, le mot pardon est culpabilisant. L’attitude de Dieu est plutôt celle du Père de l’enfant prodigue. Le Christ nous montre ce qu’est l’amour, et nous donne le moyen de débuter une vie libre.


    Dieu dans les âmes

    Aujourd’hui vendredi, à la chapelle où nous allons à la messe, 150 jeunes étaient là pour une retraite. J’ai participé à la communion en tenant le calice pour l’intinction, à côté du prêtre. Beaucoup de ces jeunes n’avaient pas encore fait leur première communion et s’avançaient donc les bras croisés, pour recevoir la bénédiction du prêtre.

    Je n’entendais pas ce que leur disait le prêtre, à cause de la musique, mais j’ai pu voir leurs visages!
    Il est vraisemblable que le prêtre, charismatique, leur disait à chacun une phrase différente. Ce que je voyais, c’était d’abord leur surprise en entendant ce que le prêtre leur disait, puis un sourire radieux qui envahissait leur visage.
    C’était beau; et j’étais là, et je voyais cette beauté.

    Dieu était là, dans ces âmes. Je pensais à Jésus, disant aux disciples que les foules avaient besoin qu’on leur donne à manger; et à la beauté du rôle du prêtre, qui nourrit spirituellement les foules.