Un billet au hasard: Comment créer un blog "privé"
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    Péché « originel »; chute?

    En relisant divers livres ou résumés de livre (Maldamé, Euvé, Martelet..) sur la question du péché des origines/originel, je me rends compte que tous semblent avoir plus ou moins en tête que les hommes, depuis l’origine, se sont mal servi de leur liberté, ce qui justifie sans doute la phrase de la liturgie comme quoi nous nous sommes « détournés de Dieu ». De ce point de vue, je m’en aperçois, il n’y a guère lieu de faire une différence entre « péché des origines » (Adam) et péché originel. Comme dit Saint Paul, « tous ont péché ».
    Et donc pour ces auteurs cela ne change finalement pas grand chose qu’Adam ait existé ou pas: il y a eu une ou des fautes quelque part, qui expliquent qu’il ait fallu que que Jésus vienne nous faire « remonter« .

    De mon côté je suis tout à fait d’accord qu’il a « fallu » que Jésus vienne pour nous faire « monter » vers moins de péché. Mais je me représente l’évolution de l’homme comme étant le passage depuis un état quasi animal vers un état de plus en plus conscient. Dieu est venu former Israël, pour monter vers plus d’amour: première montée. Puis Jésus est venu: deuxième et décisive montée!

    Un animal, cela se bat, cela agit selon ses instincts. L’homme primitif aussi. Je ne vois pas la place pour une chute. Mais je vois la nécessité de l’aide de Dieu pour nous guider vers l’amour.
    Loué soit son nom !

    (PS: Comme je l’ai déjà dit ailleurs, le péché « originel », comme situation profondément pécheresse de tout homme venant au monde, est une réalité qui me paraît indiscutable: nous sommes pécheurs dès notre origine!)

    4 juin: Voir aussi le billet: « L’homme préhistorique péchait-il?« 


    Deux vidéos qui peuvent interroger..

    J’ai découvert par hasard récemment deux vidéos qui peuvent interroger…

    Ma conviction personnelle inclut la possibilité de « faits » fort différents de ceux que la science cerne actuellement. C’est le cas avec ces deux vidéos, même si le vocabulaire utilisé laisse souvent perplexe ou fait hausser les épaules.

    Mais voilà: les faits présentés sont-ils réels, ou bien ont-ils tous été inventés par les auteurs de ces vidéos? Je ne doute pas que certaines personnes nieront en bloc: « Ce n’est pas possible, donc il y a un trucage »… Alors, si vous avez la patience, regardez!

    – La première vidéo montre, dès les premières minutes, un enfant qui a été guéri d’une maladie très grave, paralysante. Et comment a-t-il été guéri? Par un homme qui n’a même pas posé les mains sur lui, mais l’a en quelque sorte entouré de mouvements faits à 10 ou 20 centimètres de son corps. Vrai ou faux? La vidéo est très longue; le vocabulaire utilisé me repousse largement. Mais ce fait et quelques autres qui apparaissent dans la suite semblent vrais, réels!

    – La deuxième vidéo nous emmène plus loin, et pourtant certains des faits qu’elle rapporte semblent avoir fait l’objet de vérifications scientifiques sérieuses: certaines personnes peuvent vivre des années sans rien manger ni boire. Comme le dit, dans un hôpital ultramoderne, un médecin indien – la partie la plus intéressante de cette très longue vidéo se passe en Inde – ce sont des choses auxquelles les indiens sont habitués, mais que l’occident a plus de mal à accepter. Ainsi des personnes ne mangeant ni ne buvant rien ont été testées en détail pendant des jours, le niveau d’urine dans leur vessie contrôlé, etc.

    Impossible? Apparemment non. Et l’auteur du documentaire rappelle par exemple Thérèse Neumann en Allemagne, dont le cas a fait l’objet d’une surveillance attentive – notamment par les nazis – et qui n’a rien mangé ni rien bu pendant des années, sauf l’eucharistie. Cette deuxième vidéo s’appelle « respirianisme », technique qui n’est en fait qu’une des approches présentées.

    A chacun de voir. Mais notre physique et notre science actuelles ne sont-elles pas, comme le dit à peu près Thomas Huxley, « beautiful theories killed by ugly little facts »: de très belles théories, détruites par de vilains petits faits…

    Entendons-nous: nos sciences actuelles ont un grand domaine de validité. Cela dit, comme le disait un slogan de Mai 68:

    « Peut-être, mais il y a autre chose!


    Début mai, un livre: « Le fait Jésus » !

    J’ai le plaisir d’annoncer que je vais publier début mai un livre intitulé « Le fait Jésus » (Editions Actes Sud, 9 euros; on peut déjà le commander sur Fnac.comAmazon ou Decitre !).

    Ce livre présente la synthèse de mes réflexions depuis plus de dix ans. En particulier:
    – Sur l’existence de Dieu, il reprend notamment le texte de « présentation du christianisme » disponible sur Knol (qui va disparaître ces prochains jours, Google supprimant ce service).
    – Sur le salut, il reprend, un peu aménagé, le texte qui figure actuellement sur le site: le salut, c’est d’accepter d’entrer dans une relation vraie, une relation d’amour, avec les autres et avec Dieu.
    – Enfin le texte essentiel, constituant la dernière partie, donne son titre au livre: c’est une réflexion sur le caractère daté de ce qui est écrit dans la Bible, et la proposition de remplacer les énoncés du 1° siècle par des façons « factuelles » de décrire notre christianisme (voir le texte « Approches « ).

    Depuis que j’ai remis mon texte à l’éditeur, j’ai découvert le théologien Peter Enns, dont j’espère parler dans un prochain billet. Son dernier livre (« The evolution of Adam ») montre clairement que l’existence ou non d’Adam et du péché des origines n’était absolument pas le problème de Saint Paul.
    On peut donc dire qu’il n’y a pas eu de péché des origines et que Jésus nous propose une montée dans l’amour, et non une « remontée » à partir de notre « faute ».

    Tel est l’un des thèmes essentiels du livre, qui propose de partir, non des mots de la Bible, mais des faits que les chrétiens constatent: Jésus et sa résurrection, l’Esprit Saint qui nous permet de monter dans l’amour.

    Il y a évidemment bien d’autres choses dans le livre…  Je vous laisse le plaisir de les découvrir! (sortie annoncée pour le 2 mai).

    Voir sur le site la nouvelle page consacrée au livre.


    Choisir d’aimer… ceux qu’on aime le moins!

    Sur mon site, un nouveau texte:

    Aimer en priorité… ceux que j’aime le moins! Evident, une fois qu’on a compris que ce sont ceux-là qui nous révèlent nos péchés: les raisons pour lesquelles nous ne les aimons pas sont autant de formes de l’orgueil, de l’égoïsme, de la peur, etc.  !

    Lire le texte: « Jugements, et péchés!  » (colonne de droite).


    « ZeBible »

    Peut-être avez-vous déjà entendu parler de cette version de la « Bible en Français Courant » (BFC) destinée aux jeunes: c’est une réussite.
    Comme dans la « Bible expliquée », il y a en marge de nombreux commentaires, mais ce ne sont pas les mêmes et ils sont, comme dans la B.E., très intéressants et éclairants. Les introductions et annexes sont nombreuses. La couverture plastifiée souple est agréable.
    En tête de chaque livre il y a une page d’introduction avec des rubriques telles que: « Pourquoi lire ce livre? » – « Contenu et contexte » – « Personnages principaux » – « Thèmes essentiels » – « Genre » – « Plan » – « Auteur ».

    J’ai regardé par exemple l’introduction à l’Apocalypse (que je suis en train d’étudier – voir documents): c’est excellent.

    « ZeBible » est disponible en version oecuménique (y compris les livres non reconnus par les protestants).
    Le prix est de 29 euros.

    8.3.12 – Une  réserve sur la datation proposée pour les prophètes: p.ex. Joël est présenté comme datant de -400 (la TOB est beaucoup plus prudente); pour Malachie et pour Isaïe, l’existence de plusieurs auteurs à des dates différentes est passée sous silence…


    « Pécheur qui se repent »?

    Il m’arrive d’être mal à l’aise avec la façon dont certains évangéliques présentent la conversion…
    Dans le dernier bulletin de « Juifs pour Jésus », mouvement que j’aime comme je l’ai souvent dit, le responsable parle de l’importance de convertir les juifs (pas de problème jusque là), et conclut: « Les anges des cieux se réjouissent lorsque même un seul pécheur se repent » (c’est moi qui souligne).

    Il me semble qu’il y a là une confusion: entre le fait que nous soyons tous plus ou moins pécheurs – et nous continuons largement à l’être après notre conversion, et le fait que se convertir signifie notamment « reconnaître son péché ».

    Un non-chrétien n’est pas plus pécheur qu’un chrétien ! Et donc il est déplacé de désigner a priori un juif non chrétien comme étant un « pécheur »!

    L’essentiel de la conversion pour moi n’est d’ailleurs pas de se reconnaître pécheur: c’est d’entrer consciemment dans le plan d’amour de Dieu: de commencer à laisser l’Esprit agir en nous pour le royaume.

    Oui, on peut se réjouir lorsque quelqu’un choisit d’entrer dans le plan d’amour de Dieu révélé par Jésus-Christ!


    Oraisons..

    J’ai déjà donné sur le blog « Au fil des heures » des exemples d’oraisons dont je trouve qu’elles « posent problème ». Voici la prière d’ouverture d’aujourd’hui:
    « Pour guérir nos âmes, Seigneur, tu nous prescris de discipliner nos corps. Donne-nous de pouvoir nous garder du péché et de répondre ainsi aux exigences de ton amour ».

    Il ne s’agit pas de « guérir » nos « âmes », mais de monter dans l’amour. Jésus est le point d’appui, plus que la discipline des corps. Quant à nous « garder » du péché, c’est faire du péché essentiellement des actes précis, alors qu’il s’agit de tout ce en quoi nous sommes loin de l’amour, et donc on ne s’en « garde » pas ainsi, tant c’est notre nature. Et présenter l’amour comme une « exigence » n’est pas faux, mais passe à côté de la vraie attitude: non pas la volonté, mais notre remise confiante à l’Esprit.

    Tout cela est bien loin de la façon dont il me semble qu’il faut voir le christianisme. Cela me rappelle que sur le site « Jésus-amour » j’avais commencé une analyse de même type sur diverses phrases.

     


    Un effort intéressant de rencontres islamo-chrétiennes

    Rick Warren, pasteur évangélique américain, semble un des plus avancés dans cette voie (en).


    « Soyez des hommes.. » ?

    Le blog « God didn’t say that » soulève un cas intéressant (1 Co 16,13) où même la TOB se laisse influencer par la traduction « littérale », et argumente de façon intéressante pour une traduction plus générale (cf. BFC: « Soyez courageux! »).